Nouveautés
Recommandation pour une servante.
Lettre manuscrite a. s. sur papier au chiffre, adressée à une inconnue, 3 pp. (11,4/17,8 cm). « Ste Mesme, 13 novbre, Madame, la cuisinière aimée Chepreaux a servi, en effet chez moi du 2 février 1882 au 9 novbre dernier. Elle m’a soigné avec zèle dans une sérieuse maladie ; elle fait une cuisine très suffisante, elle ne manque ni de propreté, ni d’une certaine économie et je n’aurais que du bien à dire d’elle, si, depuis un an et demi, son caractère déjà difficile ne s’était aigri jusqu’à causer dans ma maison du trouble et même des orages. Son humeur inquiète et sa langue dangereuse l’avaient brouillée avec mes plus anciens et éprouvés serviteurs, c’était la guerre en permanence. Elle ne rêvait que de sorties, dévotions (je ne l’en blâme pas) mais aussi confréries, conciliabules ; son jugement s’altérait ; partout des complots, des persécutions … une noire manie. Mon service en souffrait trop, j’ai dû me séparer d’elle. Peut-être chez vous , madame, à Paris qu’elle aime passionnément, se trouvera-t-elle plus calme et réussira-t-elle à vous satisfaire. Je le souhaite et vous prie, Madame, d’agréer l’assurance de mes sentiments distingués. A. Maquet. » Restaurations avec bandes de scotch aux plis.
Saynètes.
Dessin original à l’encre de Chine sur feuille blanche avec ajouts au collage. Légendes éparses, signature en bas à droite, vers 1905 (31,5/43 cm). Après avoir travaillé pour différents journaux illustrés (Le Pèle-mèle, Polichinelle, Le Sourire, Le Frou-frou), Moriss (1874-1963) a abandonné le dessin pour se consacrer au music-hall à partir de 1940. (Dico-Solo).
Je vis de mon cerveau…
Dessin original à l’encre de Chine sur bristol blanc, signé à la dernière case, vers 1905 (24/48 cm). Un interrogatoire de police qui tourne mal, suite à une interpellation pour état d’ivresse.
Une âme peu charitable.
Dessin original à l’encre de Chine sur feuille blanche, rehauts au crayon bleu, signature en bas à droite, vers 1905 (31/23,5 cm). Légende en forme de dialogue en bas de page : « Moi, Mossieu, pour ne pas encourager la paresse, je ne donne jamais rien aux mendiants. – Pas même un morceau de pain ? – Pas même l’heure, Mossieu… »
Propositions.
2 lettres manuscrites autographes signées, vraisemblablement adressées à Émile Berr du Figaro, 1 p. chaque, sur feuilles à entête de la Revue des Deux mondes. « Paris, le 24 Janvier 1896, Cher Monsieur, J’aurai dans le prochain numéro XX* des choses très intéressantes, je le crois, pour le Figaro, mais l’auteur tiendrait, et moi aussi, qu’au cas où il vous conviendrait d’en faire un extrait dans le Figaro du 31 janvier, 24 heures avant la Presse, cet extrait fut en bonne place. Bien à vous, F. Brunetière. » « Paris, le 10 Juin 1896, Mon cher confrère, Dans sa livraison du 15 Juin la Revue publiera la suite de l’étude de Mr Etienne Lamy sur Le Quatre septembre. Il s’y trouve un très beau portrait de Jules Simon ante mortem, d’une ressemblance entière, et si je ne me trompe, d’une remarquable finesse de touche. Voulez-vous que je vous l’envoie pour le publier dans le Figaro de samedi matin, qui sera sans doute le jour des obsèques de XX *. S’il vous plait, et croyez-moi votre bien dévoué F. Brunetière. »
Remerciements.
Lettre manuscrite autographe signée adressée à Émile Berr du Figaro, 1 p. écrite à l’encre noire sur papier à entête du de la Bibliothèque de l’Arsenal, datée du 26 mars 1895. « Monsieur, C’est vous sans doute, qui, en l’absence de M Périvier fait passer mon article sur les Lettres de cachet en blanc. Je vous en remercie. Est-ce aussi vous que je dois remercier du changement fait au début et du charmant trait qui y a été piqué. La prochaine fois que j’irai au Figaro, je prierai M Périvier de vouloir bien me faire faire votre connaissance et vous prie, d’ici là, de vouloir bien agréer l’expression de mes sentiments les plus distingués. Frantz Funck-Brentano. » Feuille un peu froissée.
A propos du Musée de la guerre des Invalides.
Lettre manuscrite autographe signée, vraisemblablement adressée à Émile Berr du Figaro, 2 pp. écrites à l’encre noire. « Cher confrère, J’ai lu dans le Figaro le bel article que vous avez consacré au Musée militaire et vous adresse tous mes remerciements en même temps que mes sincères félicitations pour la façon si nette et si juste dont vous avez rendu notre XX *. Pardonnez-moi cette expression ambitieuse, mais je vous assure qu’elle est sincère. Le général XX, après avoir lu l’article m’a envoyé un télégramme pour me dire combien il était ravi ! L’affaire a été confiée par le ministre à un officier très peu cocardier qui n’a rien compris au but du musée et qui a conclu d’une façon peu favorable. L’idée n’a pas été enterrée, loin de là : mais on nous offre un local modeste dans les combles, aux Invalides, et pas un centime ! J’irai directement et out droit au ministre : votre article va faire du bruit et soutenir l’idée. Merci encore cher Monsieur, et croyez à mes sentiments de cordialité. Edmond Detaille. »
Défection.
Lettre manuscrite autographe signée certainement adressée à Émile Berr du Figaro, 1 p. écrite à l’encre violette. « Paris, ce 24 janvier 97. Mon cher ami, Je viens de recevoir une aimable invitation du Figaro pour l’annonce du 2 Février. J’aurais été heureux de m’y rendre, mais partant ce jour-là pour ma solitude de St Aigulf au bord de la Méditerranée, il m’est impossible d’y assister. Je tiens à vous remercier et à vous dire mes regrets. Bien sincèrement à vous, Carolus-Duran. »
Précisions.
Lettre manuscrite autographe signée sur papier télégramme bleu adressée à Émile Berr du Figaro, 1895, 1 p. « Cher Monsieur, Prenez ‘Regards historiques et littéraires’, page 29, ligne 14, à partir de : « Méthodes d’enseignement et de guerre, … » jusqu’à la fin du paragraphe. Bien à vous, E. Melchior de Vogüé. »
Réponse à une invitation.
Lettre manuscrite autographe signée, 1 p. écrite à l’encre noire sur papier à entête de Haute-Maison, Sucy-en-Brie (S & O). « Cher ami, Je suis à la campagne et votre petit bleu d’hier (ayant voyagé par la rue de Douai) m’arrive aujourd’hui à Sucy. Cela vous explique mon absence et je ne puis vous envoyer que mes remerciements pour votre aimable invitation, et mes regrets et mes bien vives amitiés. Ludovic Halévy, mardi 24 sept 93. »
Remerciements et regrets.
2 Cartes de visite manuscrites autographes signées adressées à Émile Berr du Figaro. « Trois citations à l’ordre du jour et signées Émile Berr, c’est plus qu’il n’en faut pour rendre heureux (Albert Guillaume) et reconnaissant votre ami. Bravo et merci pour le complet pudique de la fin. C’est gentil d’avoir pensé au tourniquet. » 2ème lettre sur une carte verte illustrée d’une vignette, légendée Les Petits Ponts, Fontaine par Senlis, Oise. Adressée à Émile Berr du Figaro. « Lundi 26 sbre 12. Mon cher ami je suis encore campagnard jusqu’à fin novembre et j’aurai le chagrin de pouvoir être des vôtres avant décembre ! Ne comptez pas sur moi pour le 7 sbre. Avec tous mes regrets et mes meilleures amitiés. A. Guillaume. »
Remerciements.
Carte manuscrite autographe signée adressée à Edmond Lepelletier. « 28 rue Lacroix 17è. Mon cher Edmond Lepelletier, vous le voyez, vos souhaits, vos efforts si fraternement (sic) donnés en faveur de ma décoration se sont réalisés, ont abouti au jour d’aujourd’hui ! Tout arrive quand on a des amis qui luttent, qui ont toujours lutté avec vous. Je n’ai pas oublié dans le malheur, je n’oublie pas dans le bonheur. Je vous serre la main de tout cœur. A. Willette. Veuillez me rappeler le dessin que vous désiriez et que je n’ai pu faire en temps et lieu ? »
A propos de L’Enterrement d’une étoile et de Victor Hugo.
Lettre manuscrite autographe signée sur papier à en-tête de La Nouvelle revue, adressée au journaliste Émile Berr, 2 pp. (13,5/21 cm). « Paris, le 23 avril, Mon cher Berr, je publie dans le numéro 1er mai une nouvelle admirable d’Alphonse Daudet : L’Enterrement d’une étoile, puis un non moins beau prologue de A. Vaquerie Warwick cher Louis XI, inédit prologue de la nouvelle édition de Formosa. Comme les droits de reproduction sont interdits, je vous prie de n’en pas publier d’extraits, mais vous me feriez grand plaisir en en parlant mercredi dans la XX des lettres. Je vous parlerai, pour l’autre numéro de la revue, de la publication inédite que je fais de pages superbes de Victor Hugo. Mille sympathies, Juliette Adam. » On joint un mot manuscrit inscrit sur une carte de visite à l’encre noire (6,8/10,5 cm). « [Madame Adam (Juliette Lamber)] recevra de quatre à sept heures dimanche du sept mai au dix huit juin à cinq heures : ‘causerie’. De cinq à six heures les portes seront fermées dans le « salon où l’on cause ».
A propos d’Émile Zola.
Lettre manuscrite autographe signée, destinataire non identifié, 4 pp. (12,5/17 cm). « 2 janvier 09. Mille fois merci, cher ami, pour votre Zola que lu tout d’une haleine avec un plaisir infini. C’est un livre documenté, vigoureux et qui malgré peut-être une exagération d’enthousiasme, contient et résume tout ce qu’il faut penser touchant l’auteur des Rougon-Maquart. Mais que vont penser de vous les jeunes et les vieux apaches du nationalisme qui font éructer leurs solécismes ou leurs revolvers contre la noble image de Zola ? Vous avez montré la plus haute franchise et le plus fier courage en écrivant ce bel et dense in-octavo. Les gens qui osent ce qu’ils pensent méritent dans le monde où nous vivons, d’être glorifiés sans réserve. Je vous tends les mains et me sens, une fois de plus, infiniment glorieux de me dire votre ami. Vos souvenirs sur quelques points de détail ne sont pas exacts. Par exemple, dans le dîner chez Gervaise (L’Assommoir), ce n’est pas un gigot que Poisson découpe mais une oie. Gervaise, avant de se mettre à table donne des détails sur la bête, qu’elle a achetée au marché des Poissonniers, qui pèse 12 livres, qui a déjà rendu 2 bols de graisse, etc., etc. Plus tard, dans la nuit, quand toute la tablée est soule, tandis que ronflent les ivrognes, un chat fait craquer sous ses dents fières la carcasse de l’oie. Vous voyez que je vous ai lu attentivement. Je voudrais causer avec vous. J’ai à vous demander un conseil, peut-être un service. Vous plairait-il choisir un jour où nous pourrions nous trouver dans Paris. Une lettre portant la date du deux janvier doit apporter offrir des souhaits de bonheur et de gloire. Tous les miens à vous, mon cher ami. Mes deux mains, Laurent Tailhade, 83 rue l’assomption (16è). »
Remerciements.
Mot manuscrit a. s. inscrit sur une carte de visite du traducteur des Mille et Une Nuits (de la Faculté de Paris, Ancien Externe des Hôpitaux). « Soyez remercié, cher Monsieur Berr, de toute ma ferveur, pour votre si fidèle sympathie intellectuelle et votre vision sur l’œuvre qui a eu la bonne fortune de vous plaire. Et permettez-moi, à ma prochaine arrivée à Paris, de vous remercier autrement que par l’artifice ici scriptural. Votre tout acquis, J. C. Mardrus. »
Un délai.
Lettre manuscrite a. s., destinataire inconnu, 3 pp. écrites à l’encre noire sur double feuille de papier à lettre (11,4/17,8 cm). « Vendredi, Monsieur, Depuis que j’ai reçu votre visite j’ai beaucoup travaillé et cependant j’ai bien peur de n’avoir pas fini pour dimanche. J’ai mis plusieurs aquarelles contraires et je préfèrerais ne vous les montrer que terminées. Pouvez-vous me donner encore deux ou trois jours ? Je pense avoir fini jeudi prochain. Si vous voulez bien remettre votre visite à ce jour ou au dimanche suivant (si vous n’êtes libre que ce jour-là), je vous en serais très reconnaissante. Si au contraire vous êtes assez aimable pour venir me voir quand même, vous me trouverez toujours, même le jour de Noël, ce qui m’arrangerait encore mieux que le dimanche que vous m’avez fixé parce que cela me donnerait toujours un jour de plus. Si par hasard vous teniez à avoir votre aquarelle pour la fin de l’année, veuillez m’écrire un mot et je m’arrangerai pour en terminer une. Mais je tiens à ce que vous soyez content et je travaille avec le plus grand soin dans ce but. Veuillez donc, Monsieur, excuser ce nouveau retard, qui sera le dernier et croyez à mes sentiments de considération distingués. Madeleine Lemaire. »
Restauration d’un portrait.
Lettre manuscrite a. s. adressée à une dame, 3 pp. écrites à l’encre noire sur double feuille de papier à lettre (11,2/18 cm). « Château de Réveillon, Marne, Madame, Certainement je n’ai pas oublié votre mari et votre famille, qui avait été une des premières à m’encourager dans ma peinture. Je me rappelle votre mère, si charmante et vous-même, sainte jeune fille. L’accident arrivé au portrait de madame votre mère est sans doute très réparable et dans ce cas assez fréquent j’’ai toujours confié les tableaux détériorés à Mr Mary, mon marchand de toiles et de couleurs, qui est un homme soigneux et adroit qui habite 26 rue Chaptal, au rez de chaussée. Vous n’avez qu’à aller le trouver de ma part et il vous fera certainement très bien cette restauration . Si un petit raccord était nécessaire, je vous le ferais volontiers et je reverrais avec plaisir cette œuvre de ma jeunesse. Croyez, Madame, à mon meilleure souvenir. Madeleine Lemaire. »
Corrections.
Lettre manuscrite sur carte-télégramme bleue adressée à Émile Berr au Figaro, 1 p. (11/12,5 cm). « Mon cher confrère, En corrigeant les épreuves de notre ‘Mistral’, j’aperçois une coquille énorme : tribunal au lieu de brume, au 4ème feuillet, IIème ligne de l’épreuve que je vous ai remise. Voudrez-vous remplacer tribunal par brume. Il n’y a pas d’autre chose à revoir. Avec cent remerciements par avance, croyez à mes sentiments dévoués. »
Remerciements.
Mot manuscrit a. s. sur carte lettre adressé à Émile Berr, posté le 14/7/1913 de Royat (Puy de Dôme), 1 p. (11,2/14,5 cm). « Excusez ce papier postal, je n’en ai plus d’autre pour vous adresser mes plus cordiaux et plus reconnaissants remerciements ! De tout cœur, H. H. Rosny aîné. »
Regrets et remerciements.
Lettre manuscrite a. s., 1 p. sur papier à lettre bleu pâle (13,8/17,8 cm). « Ferrière-en-Gâtinais (Loiret), Maison Forestier, le 28 juillet 1908, Monsieur et cher confrère, Excusez-moi : votre lettre m’a rejoint trop tard. Aujourd’hui les commentaires doivent être à peu près épuisés. Si j’avais été à Paris, j’aurais été très heureux de vous recevoir, ne fût-ce que pour vous serrer la main : j’espère que ce n’est que partie remise. Veuillez croire, Monsieur et cher confrère, à mes sentiments très cordialement dévoués. J. H. Rosny aîné. »
Rendez-vous.
Lettre manuscrite a. s. inscrite au recto d’un double feuillet à l’encre noire, destinataire inconnu (21/13,4 cm). « Mardi, Cher ami, je suis à votre disposition, soit chez moi le matin, soit l’après-midi au Vaudeville, où je répète de une heure et demi à 5 et parfois 6 heures. Bien cordialement à vous, Jean Richepin. » Froissements sur la feuille.
Corrections pour une nouvelle.
Lettre manuscrite a. s. adressée à Émile Berr. 1 p. sur papier vert d’eau (11,3/17,6 cm). « Cher ami, Rien de plus simple que d’alléger ma nouvelle. Je vous la donnerai en allant au journal et je ferai les coupures séance tenante. Cordialement à vous, Ernest Daudet, 5 mai. »
Démenti.
Lettre manuscrite a. s., 1 p. écrite à l’encre noire sur papier à lettre (11,4/18 cm). « Vendredi. Mon cher ami, voici une lettre que nous avons reçu à l’Académie. Notre secrétaire perpétuel me l’a montrée prudemment, et j’ai cru pouvoir lui dire qu’elle n’était pas de vous, n’ayant pas reconnu votre écriture. Je vous renvoie cette lettre, à titre de renseignement. Votre vieux camarade, François Coppée. »
Mot.
Manuscrit autographe signé adressé au journaliste Émile Berr sur papier à lettre bleu à en-tête, 1 p., s. d. (15,8/11,4 cm). « Vergiss mein nicht, Remember, Memorare. Paris, Willy. »
A propos d’une préface.
Lettre manuscrite a. s. adressée à Émile Berr, s. d. 1 p. (17/12,7 cm). « Cher monsieur, Je vous envoie ci-joint la copie de la préface de mon roman selon votre sommation d’hier. Encore une fois merci de votre amical accueil et bien à vous. Gustave Kahn. »
Vue de la guerre.
Manuscrit autographe intégral titré au début et signé à la fin, 7 ff. paginés remplis au recto, dont 1 découpé et recollé. Nombreuses ratures et corrections. (21/29 cm chaque) « Enturbanné de gazes sanglantes et piqueté de taches pourpres sur les épaules, l’aviateur allemand mince, morne, dans sa tunique réséda, se laisse conduire. Deux réservistes moustachus, pansus, l’amènent, bayonnette (sic) au canon, par le faubourg tumultueux de la ville flamande, où les femmes aux corsages clairs, les cyclistes alertes, les boutiquiers accourus se précipitent, s’appellent, se montrent l’ennemi chétif. Tout à l’heure il survolait l’église. Les mitrailleurs l’ont atteint. Il a dû descendre et s’affaisser parmi les ailes rompues de son appareil. Le vautour à terre est traîné vers la citadelle entre les rangs de la cohue, plus curieuse que malveillante. Très loin, l’orage de la canonnade gronde sans émouvoir ces français accortes, ces français gouailleurs. Ils continuent de vendre, d’acheter, de flâner, de prendre aux cantines des feuilles de nouvelles, de s’assembler autour des soldats contant leurs aventures. Sur une place, le spahi soudanais dompte, les maxillaires serrés, un cheval trop fringant. Poudreuses, les motocyclettes militaires arrivent à grand bruit entre les tramways combles. Dans les cafés, lieutenants et capitaines écrivent. A mesure que l’on monte vers la haute ville, plus de soldats se pressent dans les rues de briques. Chasseurs bleus et goguenards, fantassins d’écarlate et d’azur, anglais cossus et athlétiques en draps verdâtres, marocains vêtus de jaune avec de singuliers turbans dont une bande couvre la nuque, et sous le petit béret à rubans, highlanders, les genoux nus, en kilt masqués par un tablier brun, tout le monde mange, boit, rit, fume, au seuil des tavernes, des maisons. Tout le monde s’interpelle en français, en anglais, en arabe. Bientôt les groupes deviennent foules, que divisent les prolonges et les fourragères, que contournent les automobiles d’officiers. Plus haut, ce sont des colonnes au repos derrière les faisceaux, autour des cantines. Les États-majors causent à l’écart. Tels Anglais attribuent le succès des Allemands aux hécatombes de leurs troupes. Les Civilisés épargnent davantage leurs bataillons : l’avenir, déjà, qui eut raison… Voici la bannière. Les compagnies marocaines en ligne s’allongent par la campagne d’XX, derrière des meules rousses, vers les bois bleuâtres. Sur leurs trépieds, les mitrailleuses tendent, hors des tranchées, leurs canons brillants. Aquilins et sveltes, les hommes, quelques-uns debout, la plupart vautrés, guettent. De quelle chaouïa arrivent ces Sémites carthaginois ou arabes, ces berbères en larges baies de toile, en dolmans jaunes, ces petits-fils des Hamilcars, des Mohammeds, des Jugurthas ? Au milieu de la riche terre des Flandres, ils apparaissent comme les types d’une image d’autrefois, choisie dans la collection d’un fermier-général orientaliste. Reconnaissants d’avoir été, par nos armes, délivrés de la tyrannie féodale que leur imposaient les caïds, ils viennent ici combattre, pour le génie de la Méditerranée, contre la barbarie des Baltiques. Au-delà, rien que le silence ; des hommes attentifs des hommes attentifs ; et là-bas, ce grondement interrompu, repris, de la canonnade. Brusquement, dans le torpédo surgis, deux allemands captifs, deux lieutenants boueux, ioniques, les mains emmaillotées, avec quelques-uns des nôtres, christs mourants qui caressent leurs plaies dans la capote bleue. Et quand ils ont franchi nos avant-postes, la huée de la ville monte à la face des prisonniers barbares, massacreurs de femmes et d’enfants. Cela se passe au soleil d’août, vers la fin de l’après-midi. Notre moteur maintenant retentit sur une route désertée, qu’ombragent des platanes et des ormes épanouis. On nous a dit de revenir très vite si nous apercevions de ces XX téméraires, qui s’avancent loin de leurs infanteries. Et nous essayons de les discerner entre les barrages qui, ornent partout si royalement cet espace de cultures rectilignes. Mille dômes d’or sur la terre que l’ennemi convoite. Il en a chassé les quatre familles assises en un immense chariot au milieu de leurs paquets, de leurs ustensiles, de portraits chers. La bataille s’étant reprochée de leur bourg il fallait évacuer, en moins d’une heure, pour éviter les supplices et les exécutions que les Barbares prodiguent à la plus certaine innocence. Point de larmes ni de lamentations. Plutôt de la bonne humeur, et la certitude qu’avant peu la victoire nous couronnera. Chacun semble content d’avoir sacrifié sa maison à l’honneur de la patrie. Les jeunes filles et les enfants sourient à nos modestes cadeaux et les reçoivent de bonne grâce. Même cette veuve qui, dans la petite voiture de son XX, trottinant, pousse un peu de linge, des casseroles, les images des parents défunts, le crucifix de cuivre avec le coquillage du bénitier. De grosses femmes en sueur, ses fil adolescents qui plient sous le faix, décrivent sans geindre, leur infortune. C’est du provisoire. Ils rentreront chez eux, derrière notre sûre victoire. Des âmes sans pareilles. Plus avant nous rencontrons l’avant-garde à cheval d’un train d’artillerie. Il vient au ravitaillement des munitions. Bien qu’elles soient rouges par places, les toiles de leurs civières, repliées sur les caissons gris, tous ces hommes sortent calmes et fiers du combat. Un lignard hâlé, intelligent, le nez écarlate, nous conte qu’ils répondent au feu de l’ennemi depuis cinq jours et quatre nuits, sans repos ni trêve. Mais ça va : ‘On les a contenus.’ Des batteries prussiennes furent anéanties en grand nombre. Le peloton cycliste accepte nos cigarettes et nos tablettes de chocolat. Ces Nantais ont beaucoup connu de la bataille. Ils déclarent l’ennemi fixé en bien des points. L’un extrait de sa musette un tesson d’acier XX et bleu, fragment ramassé de l’obus qui a coupé la jambe d’un camarade. Ils ne s’en montrent pas moins de gais fatalistes, des XX lurons. A les en croire il paraît impossible que ces multitudes allemandes ne se désagrègent pas tout à l’heure. Leurs soldats ne sont redoutables qu’en masses, sous le revolver des lieutenants. Or ces masses s’allongent, se divisent, perdent, chaque jour de leur cohésion, de leurs cadres, de leurs artilleries. Notre canon les fauche par mille et mille. Nos élans à la baïonnette les épouvantent et laisse de la terreur dans l’âme des survivants, de leurs voisins. S’ils n’avaient su multiplier cette accumulation scientifique de leurs nombres pour déborder sans cesse à notre gauche, ils étaient déjà perdus. Ils le seront. Leur effort titanique s’épuise. L’intelligence et la foi illuminent les yeux de nos amis instantanés. Dans leurs charrettes, les blessés eux-mêmes témoignent de cette confiance. Il n’importe guère que l’éclat d’obus ait déchiré de haut en bas ce pantalon garance, puis la jambe à cette heure méticuleusement bandée, ni qu’une explosion ait noirci ce visage contusionné où deux yeux effrayants persistent et visent dans un masque de boursouflure noirâtre, ni que les balles aient couché ces dormeurs fiévreux sur la paille des chariots successifs, avec la tête dans les bras bleus, les jambes écarlates ballant aux cahots. Ce qui seulement importe pour eux, pour les autres, c’est l’espoir de la chance finale. Une paysanne à tignasse grise se précipite au-devant de l’automobile : ‘Y-a-t-il un médecin parmi vous ?’ Cinquante mètres plus bas un fantassin souffre sur une table où on le déshabille. Quand nous arrivons il achève de mourir, stoïque. Derrière un char de blessés, l’un tire par la bride, le cheval bien sellé, harnaché, du capitaine qui succomba. L’épée pend derrière l’arçon. Au soir, le vent qui se lève emporte et dissipe l’orage de la canonnade par-delà les campagnes riches en moissons. Les lièvres courent, s’arrêtent, écoutent. Les perdrix rappellent. Paul Adam. »
Candidature.
Lettre manuscrite a. s., certainement adressée à Émile Berr, écrite à l’encre violette sur double page de papier à lettre (12/18,4 cm). « Mon cher ami, Si le Figaro n’a envoyé personne à Stockholm pour l’exposition, je serai fort désireux de faire à cette occasion un grand reportage sur les pays du Nord. A cette exposition tous les types de la Finlande, de la Norvège, ceux de la Prusse Septentrionale , du Danemark et de la Prusse Occidentale de trouveront réunis. On peut voir Copenhague, Elseneur et la Baltique, donner un aperçu des civilisations développées là, de l’effort industriel, de la puissance des races, du conflit des marines et des états et, peut-être, faire quelques affaires de publicité. Vous paraît-il possible de parler de cela à notre directeur. J’ai fait ainsi au Journal, des reportages sur l’Espagne, qui eurent beaucoup de succès, et cela s’accommoderait peut-être mieux que le plan d’un de mes romans, aux convoitises de vos lecteurs. Bien ferveusement à vous, Paul Adam, Mercredi. »
Remerciements.
Lettre manuscrite autographe signée, vraisemblablement adressée au journaliste Émile Berr, 1 p. (13,8/13,8 cm). « Dimanche, Mon cher ami, vous êtes tout à fait aimable d’avoir pensé à m’envoyer les pages de Cosmopolis qui m’ont fait un extrême plaisir. Je vous remercie de cœur. A vous, Paul Adam. »
Reproches.
Carte-télégramme manuscrite signée adressée au journaliste Émile Berr au Figaro (13,1/7,5 cm). « 19 mai 95, Mon cher Berr, Ma lettre est partie hier soir et j’ai reçu la vôtre ce matin. S’il n’y a pas ‘l’animosité’ que vous dite, pourquoi donc mon nom n’est-il même pas prononcé dans la note de ce matin ? Elle était là, la preuve, la bonne preuve !! Celle qui démontre. Mille amitiés : volées, Émile Bergerat. »
A propos de Baptiste Bonnet.
Lettre manuscrite a. s. adressée à Émile Berr, s. d., 1 p. (15,7/9,8 cm). « Cher Monsieur, Je vous renvoie les épreuves de Baptiste Bonnet ; j’ai fait à l’en-tête deux ou trois petits ajouts, il ne m’a pas paru utile d’en dire plus long. Voyez du reste, et faites à votre idée. Je vous remercie de n’avoir pas oublié sur les marches ce joli tableau d’un noël paysan. Alph. Daudet. »
Les œuvres de Baptiste Bonnet, auteur provençal, furent traduites en français par Daudet.
Inquiétudes.
Lettre manuscrite a. s. à un destinataire inconnu, 1 p. pliée en 3, remplie au recto, un peu déchirée (11,4/18 cm). « Il ne m’est pas possible de fournir aucun compte. Je ne peux même pas indiquer les mois et les années. Je n’ai pas besoin de te recommander d’agir avec la plus grande circonspection possible. Tâche que la chose ne s’ébruite pas, qu’elle ne fasse pas de scandale. Enfin, viens me voir le plus tôt que tu pourras. Tu me feras un grand plaisir si tu peux m’amener ton ami le directeur des XX du passage de l’opéra. Je te serre la main d’amitié. G. Feydeau. »
A propos d’un texte écrit sur Émile Zola.
Lettre manuscrite a. s. écrite à l’encre noire sur une double feuille de papier à lettre bleue, 2 pp. (14/21,5 cm). « Cher et vieil ami, Je suis très sensible à la pensée fidèle qui se marque par l’envoi de votre Zola. J’ai pris à sa lecture un extrême plaisir. C’est une œuvre d’impartialité, de justice, d’information sûre et en même temps d’excellente critique. Elle forme un pendant au monument que votre culte affectueux a élevé à Verlaine. Dans ces deux livres vous parlez de moi avec une indulgente sympathie. J’en suis très heureux et fier. Le temps mesure les hommes : c’est pourquoi après vingt-huit ans de camaraderie et de labeur presque commun, à travers des désaccords momentanés, des différences d’opinions et des sentiments pareils sur le fond, nous nous retrouvons absolument rejoints par XX de notre travail mutuel et une grande amitié. Aussi je vous souhaite du fond du cœur la santé, le bonheur, la joie et la durée ; je vous prie de présenter mes vœux à votre femme. Henry Bauër. Gustave Kahn m’a écrit, trop tard héla ! pour m’inviter à seconder (dans ma chronique hebdomadaire au supplément littéraire de L’Action) la proposition de XX pour votre fils. XX la lettre ne devait arriver vingt-quatre heures après la remise de ma chronique. Dites le bien à votre fils avec lequel je sympathise en tous points. » Bon état.
A propos de Lélian (Verlaine).
Lettre manuscrite a. s. écrite à l’encre noire sur papier à lettre bleu pâle, 1 p. (13,5/18 cm). Sculpteur d’origine suisse (1863-1913), Rodo a notamment réalisé un buste de Paul Verlaine, inauguré au Jardin du Luxembourg de Paris en 1911. « Ce dimanche 28 juillet 1892, Mon cher ami, Mille merci de votre si amical télégramme. Je vous ai moi-même vite lancé une carte à Rueil quand j’ai su la bonne nouvelle. Je vous redirai donc encore une fois que tout l’honneur de cela rejaillira sur Lélian et de cela nous sommes tous heureux et fiers, n’est-ce pas ! Avec mes plus respectueux hommages à Madame et les meilleures choses pour vous, votre Rodo. »
Épreuves.
Lettre manuscrite a. s. sur papier à lettre, 2 pp. (11/17,5 cm). « Mon cher confrère, il m’est tout à fait indispensable (car il s’agit d’un XX technique) de revoir les épreuves de ma XX. Voulez-vous être assez aimable pour les faire donner ou porter. Je vous les renverrai . Merci, Catulle Mendès. » Bon état.
Tête.
Sculpture en terre cuite soclée (environ 28/20 cm). Avec deux tirages polaroïds en couleurs de l’œuvre (environ 9/11 cm). Provenance : galerie Bernard Dulon, 10 rue Jacques Callot, Paris 6.
« Née le 24 juillet 1962 à Steenwerk dans le Nord, Marie Christine Remmery navigue dans les arcanes des réminiscences surréalistes et de la tradition expressionniste du Nord de la France, où elle réalise des sculptures en terre cuite et dessins au crayon et pastel. » Fernand Rolet.
Dans le Port de Villefranche, fragment, 1948.
. Gouache sur toile. Signature et adresse du peintre à la Ruche au dos (2, passage de Dantzig, Paris 15). Le titre de l’œuvre a été coupé mais la date subsiste. Associé à la Nouvelle École de Paris, Michel de Gallard (Villefranche-d’Allier, 1921 – Paris, 2007) a été signataire du « Manifeste de l’homme témoin » avec Bernard Lorjou, André Minaux et Paul Rebeyrolle en 1948. Éclats, manques par endroits.
Précisions.
Carte-lettre manuscrite a. s. adressée à Émile Berr au Figaro, postée le 13. V. 1921, 1 p. (16/11,8 cm). « 12 mai 1921, Cher Monsieur, Mme de Régnier a bien reçu le volume de Mme Myriam Thélem et de Mle Marthe Bertheaume et après l’avoir lu avec beaucoup d’intérêt, elle l’a prêté sans pouvoir se souvenir à qui. Quand le volume lui sera rendu, je le lirai bien volontiers et si je peux lui faire prendre place dans mon feuilleton, ce sera avec plaisir, mais le caractère de ce feuilleton même m’oblige à bien des omissions... Croyez, Monsieur à mes sentiments cordiaux et dévoués. Henri de Régnier. (Ce dernier dirigeait le Feuilleton La Vie littéraire du Figaro de 1919 à 1936.)
Les frères Cohn-Bendit à la Karl Marx Buchhandlung (Librairie Karl Marx) de Francfort avec Raphaël Sorin et Gérard Guégan, 1977.
5 photographies en noir et blancs, tirages argentiques d’époque (12,8/17,1 cm chaque), prises à l’occasion d’une série d’émissions-rencontres, réalisées pour la télévision française par les deux journalistes et éditeurs.
Encore interdit de séjour en France, Dany Cohn-Bendit vivait alors à Francfort, où il avait fondé une librairie avec Joschka Fischer, Tom Königs et Jonny Klinke.
Sans titre.
Grande lithographie imprimée sur Arches par Mourlot, justifiée E. A. XXX/XL et signée au crayon sur la feuille. Bon état (74/63 cm).
Compositeur, peintre, graveur et sculpteur, traversé en son temps par les questions écologiques et par un culte fervent de la nature, de ses vibrations et de son énergie, observateur de l’air, du gel et de la lumière, défini par la critique comme nuagiste ou paysagiste figuratif/abstrait, Jean Messagier (Paris 1920 - Montbéliard 1999) se tenait à l’écart des courants, des écoles et des formats imposés.
Les pêcheuses.
Grande eau-forte et pointe sèche en noir imprimée sur Arches. Justifiée E. A., titrée et signée en marge. Bon état.
Compositeur, peintre, graveur et sculpteur, traversé en son temps par les questions écologiques et par un culte fervent de la nature, de ses vibrations et de son énergie, observateur de l’air, du gel et de la lumière, défini par la critique comme nuagiste ou paysagiste figuratif/abstrait, Jean Messagier (Paris 1920 - Montbéliard 1999) se tenait à l’écart des courants, des écoles et des formats imposés.
Jeunes filles aux faunes.
Grande pointe sèche et eau-forte imprimée en noir sur Arches. Justifiée E. A., titrée et signée en marge (74/66 cm). Bon état.
Compositeur, peintre, graveur et sculpteur, traversé en son temps par les questions écologiques et par un culte fervent de la nature, de ses vibrations et de son énergie, observateur de l’air, du gel et de la lumière, défini par la critique comme nuagiste ou paysagiste figuratif/abstrait, Jean Messagier (Paris 1920 - Montbéliard 1999) se tenait à l’écart des courants, des écoles et des formats imposés.
Enfants d'eau sombre.
Grande pointe sèche imprimée en noir sur Arches. Titrée et signée en marge (63/90 cm). Bon état.
Compositeur, peintre, graveur et sculpteur, traversé en son temps par les questions écologiques et par un culte fervent de la nature, de ses vibrations et de son énergie, observateur de l’air, du gel et de la lumière, défini par la critique comme nuagiste ou paysagiste figuratif/abstrait, Jean Messagier (Paris 1920 - Montbéliard 1999) se tenait à l’écart des courants, des écoles et des formats imposés.
Sans titre.
Grande pointe sèche imprimée en noir sur Arches. Justifiée 10/10 ex. et signée en marge. Bon état (petites traces de plis).
Compositeur, peintre, graveur et sculpteur, traversé en son temps par les questions écologiques et par un culte fervent de la nature, de ses vibrations et de son énergie, observateur de l’air, du gel et de la lumière, défini par la critique comme nuagiste ou paysagiste figuratif/abstrait, Jean Messagier (Paris 1920 - Montbéliard 1999) se tenait à l’écart des courants, des écoles et des formats imposés.
Grande verseuse d'été.
Grande pointe sèche moutarde imprimée sur Arches. Justifiée 6/25 ex., titrée et signée en marge (63/90 cm). Bon état.
Compositeur, peintre, graveur et sculpteur, traversé en son temps par les questions écologiques et par un culte fervent de la nature, de ses vibrations et de son énergie, observateur de l’air, du gel et de la lumière, défini par la critique comme nuagiste ou paysagiste figuratif/abstrait, Jean Messagier (Paris 1920 - Montbéliard 1999) se tenait à l’écart des courants, des écoles et des formats imposés.
3272 frottements de nuages.
Grande eau-forte polychrome imprimée sur Arches. Signée en marge, justifiée XX/XX ex. et titrée par l'artiste (63/90 cm). Bon état.
Compositeur, peintre, graveur et sculpteur, traversé en son temps par les questions écologiques et par un culte fervent de la nature, de ses vibrations et de son énergie, observateur de l’air, du gel et de la lumière, défini par la critique comme nuagiste ou paysagiste figuratif/abstrait, Jean Messagier (Paris 1920 - Montbéliard 1999) se tenait à l’écart des courants, des écoles et des formats imposés.
Sous le mufle d'une génisse.
Grande eau-forte à dominante brune imprimée sur Arches. Justifiée E. A., titrée et signée en marge (63/90 cm). Bon état.
Compositeur, peintre, graveur et sculpteur, traversé en son temps par les questions écologiques et par un culte fervent de la nature, de ses vibrations et de son énergie, observateur de l’air, du gel et de la lumière, défini par la critique comme nuagiste ou paysagiste figuratif/abstrait, Jean Messagier (Paris 1920 - Montbéliard 1999) se tenait à l’écart des courants, des écoles et des formats imposés.
La Grande frayère.
Grande eau-forte imprimée en noir sur Arches. Justifiée 1/30 ex., titrée et signée en marge. Bon état.
Compositeur, peintre, graveur et sculpteur, traversé en son temps par les questions écologiques et par un culte fervent de la nature, de ses vibrations et de son énergie, observateur de l’air, du gel et de la lumière, défini par la critique comme nuagiste ou paysagiste figuratif/abstrait, Jean Messagier (Paris 1920 - Montbéliard 1999) se tenait à l’écart des courants, des écoles et des formats imposés.
Paysage ourlé.
Grande lithographie polychrome imprimée sur Arches. Titrée, justifiée 33/100 ex. et signée en marge (63/90 cm). Bon état.
Compositeur, peintre, graveur et sculpteur, traversé en son temps par les questions écologiques et par un culte fervent de la nature, de ses vibrations et de son énergie, observateur de l’air, du gel et de la lumière, défini par la critique comme nuagiste ou paysagiste figuratif/abstrait, Jean Messagier (Paris 1920 - Montbéliard 1999) se tenait à l’écart des courants, des écoles et des formats imposés.
32 km de printemps.
Grande eau-forte à dominante rose imprimée sur Arches. Titrée, justifiée E. A. et signée en marge (63/90 cm). Bon état.
Compositeur, peintre, graveur et sculpteur, traversé en son temps par les questions écologiques et par un culte fervent de la nature, de ses vibrations et de son énergie, observateur de l’air, du gel et de la lumière, défini par la critique comme nuagiste ou paysagiste figuratif/abstrait, Jean Messagier (Paris 1920 - Montbéliard 1999) se tenait à l’écart des courants, des écoles et des formats imposés.
Sans titre.
Grande gravure imprimée sur Auvergne dans les tons mauves avec trois interventions oranges (pointe sèche et carborendum ?). Signée et justifiée au crayon (94,5/70 cm). Bon état.
Compositeur, peintre, graveur et sculpteur, traversé en son temps par les questions écologiques et par un culte fervent de la nature, de ses vibrations et de son énergie, observateur de l’air, du gel et de la lumière, défini par la critique comme nuagiste ou paysagiste figuratif/abstrait, Jean Messagier (Paris 1920 - Montbéliard 1999) se tenait à l’écart des courants, des écoles et des formats imposés.
Perche de près.
Grande eau-forte imprimée sur Arches dans les tons gris, rouges et bruns. Titrée, justifiée 5/20 ex. et signée en marge (106/75 cm). Bon état.
Compositeur, peintre, graveur et sculpteur, traversé en son temps par les questions écologiques et par un culte fervent de la nature, de ses vibrations et de son énergie, observateur de l’air, du gel et de la lumière, défini par la critique comme nuagiste ou paysagiste figuratif/abstrait, Jean Messagier (Paris 1920 - Montbéliard 1999) se tenait à l’écart des courants, des écoles et des formats imposés.
Chagall et l’âme juive.
Paris, Roberto A. Corréa, 1931. In-8 carré br., couverture illustrée, 135 pp., non coupé. Édition originale contenant 16 reproductions hors-texte de Chagall en héliogravure. 1/500 ex. sur alfa. Petite tache sur la couverture.
Dans la rue : flâneurs, élégantes, chiens et jeunes enfants.
Encre sur papier, signature et cachet bleu en bas. Vers 1910-20 (25/35,7 cm). Petite entaille sur le côté mais bon état.
Philip Taaffe.
Paris, Galerie Taddaeus Ropac, 2001. Catalogue in-4 cartonné, couverture illustrée, dos toilé (52 pp.). Texte français (La Complexité et la Grâce) On joint une correspondance par fax entre Philip Taaffe et Michel Bulteau (4 lettres + 4 réponses datées 2001-2002). Bon état.
6 lettres manuscrites adressées à Michel Bulteau.
3 lettres et 3 cartes postales, datées 1988, relatives à des prises de rendez-vous et à la publication de textes dans la Nouvelle revue de Paris.
Dialogue in Yellow-Olive.
Huile sur toile monogrammée et datée (67) en orange en bas à droite, titrée et contresignée au dos (48/53 cm). Avec le numéro d’inventaire de la succession H. R. n°236). Voir Hans Richter par Roberto Sanesi, Nuova Foglio Editrice, 1978, où l’œuvre est reproduite (p. 128). Bon état.
Après ses années d’études dans les académies de Berlin et de Weimar, Hans Richter (Berlin 1888, Minusio, Locarno 1976) collabore à la revue Die Aktion. Blessé de guerre en 1916, il rejoint la Suisse où il rencontre Dada, et participe aux activités de De Stijl et du Novembergruppe. De 1923 à 1926 il anime la revue G (Material zur elementar Gestallung) avec Arp, Tzara, Hausmann, Lissitzky, Malevitch, Schwitters, Mies Van der Rohe et Theo Van Doesburg. Suivent le saccage de son atelier par les nazis en 1933, plusieurs étapes en Europe et le départ vers les États-Unis, où il réalise Dreams That Money Can Buy en 1947 avec Calder, Duchamp, Ernst, Léger et Man Ray.
Wolf Vostell, environnement, vidéo, peintures, dessins, 1977 – 1985.
Strasbourg, Musée d’art moderne, 1985. In-4 br., couverture illustrée à système, 87 pp. Catalogue conçu par Nadine Lehni et Wolf Vostell. Complet du livret découpé à l’angle supérieur droit (Notes sur ma musique). On joint un dépliant de l’installation vidéo Dépression endogène à l’Espace 251 Nord de Liège avec salutations manuscrites. Un coin un peu enfoncé, sinon bon état.
Co-fondateur du groupe Fluxus avec Nam June Paik et George Maciunas en 1962, Wolf Vostell (1932-1998), a été l’un des premiers artistes à expérimenter l’installation, le happening ou l’art vidéo. Réinventeur de la formule Art = Vie, il a pratiqué le décollage, le balayage pictural, la sculpture, le déréglage et le parasitage électroniques, l’encastrement dans le béton, le détournement des grands fleurons de l’industrie et de la consommation.
Carte postale adressée à l'éditeur Raphaël Sorin (Marilyn Monroe) avec coupure de presse espagnole collée au scotch (1993)
« El ‘ultra’ Le Pen dice que el arte contemporaneo es una ‘farsa siniestra’. » Salutations en marges.
Co-fondateur du groupe Fluxus avec Nam June Paik et George Maciunas en 1962, Wolf Vostell (1932-1998), a été l’un des premiers artistes à expérimenter l’installation, le happening ou l’art vidéo. Réinventeur de la formule Art = Vie, il a pratiqué le décollage, le balayage pictural, la sculpture, le déréglage et le parasitage électroniques, l’encastrement dans le béton, le détournement des grands fleurons de l’industrie et de la consommation.
Descente(s).
Paris, Strasbourg, Alin Avila pour la galerie Nicole Buck, 1990. In-folio en feuilles triangulaire, couverture de carton recouverte d’une feuille de calque imprimée en noir et rouge, étui en bois laqué noir contenu dans un carton blanc illustré (114 pp.) Édition originale entièrement imprimée en lithographie et contenant 2 collages rehaussés à l’encre noire (sur une enveloppe). Textes d’Adonis, Lokenath Bhattacharya, Giuseppe Conte, Jacques Dupin, Bernard Noël, Jean-Baptiste Para et André Velter. Tirage à 99 ex. numérotés et signés sur Rives, celui-ci un des 66 contenant 2 lithographies supplémentaires signées. Bon état.
Ziggy’s Papers, correspondance préparatoire à l’édition des chroniques hebdomadaires de Cherry Vanilla pour le magazine Mirabelle, publiées en 1973 sous le nom de David Bowie.
Dossier comprenant 62 pp. de mails et fax en anglais, imprimés au format A4, la plupart envoyés par Cherry Vanilla à Michel Bulteau pour les préparatifs du livre, paru chez Hachette Littératures en 2002. Actrice dans Pork en 1971, la première pièce d’Andy Warhol, jouée au LaMama Theater de New York, Cherry Vanilla (née Kathleen Dorritie) anime des lignes de téléphone rose, des soirées en discothèques, avant de travailler pour David Bowie, qui lui confie donc sa rubrique hebdomadaire pour le magazine britannique Mirabelle. Elle forme plusieurs groupes de rock/punk, produit des émissions de télévision et de radio, interprète quelques rôles au cinéma (notamment dans Let’s Get Lost en 1988) et publie Lick Me en 2010. Quelques extraits, 24-IX-02 : « You mean to make a book out of the Mirabelle Diaries ? Oh my God, I wrote those things in minutes, in the middle of all the chaos of those Bowie early days, when I ran the office, did the PR, whatever had to be done. But they are quite funny and sweet, and especially now that Bowie has publicly admitted that it was me who wrote them… Kisses, Cherry V. » 29-V : « Do they just want to pay $ 2, 000 total, or also some kind of royalty on sales ? How much will each book be sold for ? How many will be printed ?, what about the rights for other languages, countries? Who copyright under ? Will it be sold on a special website ? » 05-X-02 : « As for introduction, it would be great if we could get Bowie to write it, commenting in good humor as he does on the web. » 22-XI-02 : « Thanks so much for the proof of the book. It’s so great to hold it and flip through it. I can’t wait to see the finished product. The title looks great. And I received the contract signed. Then I guess there will be $ 1,000 going to my bank soon and another $ 1,000 in January. Hope we will sell lots of books and make more money! » Bon état.
Helen and Desire.
New York, Blue Moon Books, 1995. In-8 br., 186 pp. Envoi. Introduction de Richard Seaver. Envoi à Michel Bulteau.
White Thighs, novel.
New York, Blast Books, 1994. In-8 br., 186 pp. Envoi à Michel Bulteau.
Thongs, a novel.
New York, Blast Books, 1994. In-8 br., couverture illustrée, 172 pp. Envoi à Michel Bulteau. Bon état.
Étude de femme assise au bras gauche relevé.
Dessin au crayon sur feuille de carnet en partie insolée. Monogrammé en bas à gauche, vers 1925 (27,5/21,5 cm). En partie insolé.
Étude de nu féminin aux bras croisés.
Dessin à la mine de plomb sur vergé teinté, signé en bas à droite et daté 1923 (21,5/31 cm). Bon état.
White Vision.
Paris, les auteurs, 1980. Grande feuille d’Arches pliée en 16 (15,2/19,6 cm) et insérée dans un étui Édition originale tirée à 100 ex. numérotés et signés, 6 textes et 6 photographies originales en couleurs. Bon état.
Correspondance d’édition.
26 lettres et cartes postales manuscrites signées adressées à Michel Bulteau, écrites à l’encre violette entre octobre 1994 et avril 1998 sur papiers de couleurs : projets de traductions et publications en France, évocations littéraires, artistiques, pécuniaires, mélancoliques… Quelques extraits, 16-X-94 : « Dear Michel, I think you and I have very similar tastes in music, literature, art, decadence – and life itself. I shall send you some of my books. Is there anyone in French publishing who would be interested in my book about Lou Reed ‘Waiting for the Man’ – which Picador will publish here in November ? » 20-XI-94 : « I want to thank you so very much for the Baron Corvo books, your essay and the marvelously explicit Venetian letters. I feel we are already good friends, and I’m looking forward to the time when we can meet. (…) I don’t know if you could encourage Du Rocher to look at my very individual book about Rimbaud, and perhaps at my homocratic novel ‘Isidore’ which is about another of my heroes : Lautréamont, our legendary Ducasse. And by the way I love Corvo’s exotic style and eccentricities. We share very similar tastes in our pantheon of the stars. I find it so hard to exist from writing. I’m hugely prolific, and I make almost no money. It’s terrible. But we do it for love of the imagination and to proclaim the great, the bizarre, the beautiful. Thank you for being. With love and starlight, Jeremy. » 28-XII-94 : « Here is the gift of my Lou Reed book for you, how I wish we could find a French publisher for it, and that you could be the translator. End of the year blues. I always find Christmas/new year particularly melancholy, so much work done, sadness accumulated – but still there’s a brilliance attached to the moment, and I’m always working on new books, pushing the imagination beyond frontiers. I send you gold stars ». S. d. : « I would be so grateful if you would try Du Rocher with ‘Isidore’. It is an extraordinary beautiful and unusual novel, and I don’t think there are any other novels on Lautréamont. Life would have been so much easier for me if I had been born French, all my heroes are the anarchic French poets. The wild imagination, vibrant with images. » 1-II-95 : « I hope all is well with you. There are little tints of spring in the air, and I have pink hyacinths in my room. Their languid scent Is intoxicating. My book about Lou Reed is handled by agents. If they prove problematic, I would sell the book personally to a French publisher, so that you could translate it. I’m desperate for some money at present. Surely some French publisher would wish a book on Lou Reed. I’m currently writing a book about Marc Almond, called ‘The Last Star’. He’s my favorite torch singer. » 23-I-96 : « I’m working on a novel about Elvis Presley, ‘Heartbreak Hotel’, and I’ve also been performing and recording with David J, who used to be in ‘Bauhaus’. I will send you some tapes. Is there any new of ‘Isidore’ ? Peter Owen’s very disappointed not to have heard. Please do let him know. We should do a reading in Paris, you and I, at a venue where we could use our respective musicians. Let’s think about it. Much love and starlight, Jeremy. » 28-I-96 : « How I know that topology of hallucinated madness – it fuels both our works – but the suffering is huge. Buddhist chanting helps me through the intimate hells. I went through a terrible breakdown in 1990. As your work is close to Michaux’s, I imagine you suffer deeply. » 3-III-96 : « Wonderful to receive your letter, and I haven’t forgotten ‘Flowers’ (de Michel Bulteau, un livre consacré à Warhol). I’m going to work at finding a publisher for you here. An independent. We may be able to interest Peter Owen in your work. He likes you a lot, and is coming back to Paris in May. » 15-VI-97 : « I’m busy working on new poems, essays, fiction, etc. The usual galaxy of creative energies. And I’m sure you’re writing too, working the imagination towards apocalypse. » ‘Invention d’Isidore Ducasse’ est finalement paru aux Éditions de la Différence en 1996. On joint 9 lettres tapuscrites signées de l’éditeur anglais Peter Owen sur papiers à entête, contemporaines à ces projets de publications. 5-IV-95 : « Jeremy Reed has advised me of your interest in ‘Isidore’ and that your publishers La Difference want to buy it. I am awfully pleased that you wish to take on this exceptional author. » Puis, 12-IX-96 : « Sorry we missed – I got your message that you could be late but I wonder if you went to the La Nouvelle Agence office ? Anyhow, I am sorry I missed you. La Difference have not paid the advance. Jeremy is upset. Mary and I are very annoyed. They are, of course, illegal if they try to publish without the advance. Could you explain this to them and of course, if they do not pay none of us will ever want to deal with them again. The whole thing is very bad publishing practice and it has gone on so long ! Thank you for your help. Sincerely, Peter Owen. » Bon état.
Réchauds et cuisinières Als.Thom. Religieuses à la préparation des tartes dans un réfectoire, vers 1950.
Tirage argentique noir et blanc (19,8/25,3 cm). Bon état.
Claude Pélieu, portrait au chat et au flying saucer.
Photographie couleurs, tirage argentique au format 9/11,5 cm, datée 1972. Avec ce commentaire au verso : « Must be a flying saucer ! » Bon état.
Claude Pélieu, portrait aux lunettes noires et au photomontage.
Photographie n. b., tirage argentique au format 8,6/11 cm (1967). Créditée au dos Norman Ogue Mustill, dont l’un des curieux photomontages semble occuper l’arrière-fond.
4 cartes postales pour la revue de Jacques Juin, Summer 81, USA(gés).
Collages datés, légendés et signés au dos, réalisés pour la revue de mail art Le Sphinx (dir. Jacques Juin/Llys Dana). Une 5ème carte avait été utilisée pour la maquette de la revue à l’époque. Bon état.
1000.000.000 Kisses.
Composition en rouge et jaune, acrylique sur papier. Titrée, datée 2011 remix 2020 et signée dans la partie inférieure (24/31,9 cm). Bon état.
Né en 1962, Pascal Le Gras associe ses travaux à différents groupes de la scène underground : affiches de concerts, pochettes de disques, vidéo-clips, notamment pour The Fall, The Jazz Butcher, Fred Frith, etc.
Itinéraires.
. (Paris), La Pionnière, En regard, 2008. In-4 oblong en feuilles, couverture illustrée à rabats, étui-objet recouvert de toile beige à boutonnières (24 pp.). Édition originale illustrée, un des 25 ex. de tête numérotés et signés sur vélin d’Arches, contenant 2 photographies originales en couleurs signées par l’artiste, avec le boitier recouvert de la toile militaire utilisée pour les vignettes. Bon état.
Nu féminin (?) et voitures incendiées.
collage original composé en 2 tirages photographiques n. b. juxtaposés, tampon rouge ‘VÉRIFIÉ’ en bas à gauche, signature au verso (24/34 cm). Bon état.
Barrikaden.
Köln, ZKM/Zentrum für Kunst, Medientechnologie Karlsruhe, Walter König, 2014. In-8 br., jaquette illustrée, 254 pp. Textes d’Axel Heil, Félix Guattari, Alyce Mahon, Robert Fleck, Jacques Rivette et Jean de Loisy. Bon état.
Monographie parue à l’occasion de l’exposition J. J. Lebel, die höchste Kunst ist der Aufstand. Ex. tamponné et signé.
Fünf Skulpturen minus zwei. Ein Ortsbezogenes Tondispositiv, das die akademischen Quellen der Vor-Nazi- Ästhetik untersucht, von Jean-Jacques Lebel im Museum Kunst Palast, Düsseldorf, September 2001.
Affichette bilingue anglais/allemand imprimée recto-verso (29,7/42 cm).
Lettre ouverte au regardeur.
Paris, Éditions de la Librairie Anglaise, 1966. In-8 agrafé, couverture fuchsia (28 pp.). Tiré à part des Lettres nouvelles imprimé à 1 000 ex., celui-ci signé et tamponné.
Meadowlark West.
San Francisco, City Lights Books, 1986. In-8 br., couverture illustrée, 73 pp. Édition originale. Bon état.
The Blood of the Air.
San Francisco, Four Seasons Foundation, 1970. In-8 br., couverture illustrée, 45 pp. Édition originale. Bon état.
Correspondance d’édition à propos d’un projet de publication en français du premier livre d’Hamony Korine chez Hachette Littératures : A Crack-up at the Race Riots.
Dossier contenant 7 fax et 7 mails imprimés sur feuilles A4. 1er fax (de Michel Bulteau), 20-VIII-00 : « Dear Harmony Korine, The fact is I wanted to publish a translation of ‘A Crack-up at the Race Riots’. Because, since three months, I’m the editor, at Hachette Littératures, responsible of all the novels department. But I’ve learned – the day you suddenly left Paris – I was at the gallery near after your leaving – Impossible to talk with you about the project. Jonas Mekas, who was there, told me “what a pity !” – Anyway, the gallery staff insisted they’ve just sold the rights of your novel to a small press in Marseille. Why not ? In this town, they cut off the right leg of Arthur Rimbaud. But that’s one of my regret. Not the Rimbaud’s leg but the escape of ‘A Crack-up’. I hope hearing of you. » 25-VIII-00, réponse par mail : « i am finishing a new book very much different than my last. also i have one here that is strange that i have been finished. with that i have not let any one read. i want to put this one out on a smaller publisher, than Doubleday because the structure and content is more extreme. perhaps you can tell me more about what you do. 29-VIII-00, fax : Dear Harmony, Thanks for your quick and precise answer. Can you send me a copy of this new book (the very strange one) – ‘structure and content more extreme’ sounds interesting to me. Mail it at my personal address. » 6-X-00, mail : « tell me your publishing companies name. and tell me what exactly you would like to do with this unconventional novel of mine. also can you specify the amount of books you would plan on printing up, i know its hard for you to say without reading it, but just give me an estimate of the largest possible printing, also how much money would you give to me for the rights ? also it must first be printed in english. im sorry to ask you these questions, its just my memory is bad (…). » 7-X-00, fax : « Dear H. K., I change the covers. I don’t want photos. I want types, words and color. I didn’t recei-ve anything from you. Remember ‘The Job’ (by W. S. B) was first published in Paris (and naturally in French) in 1969 and only seven years later – enlarged, right – by Grove Press. To hear from you. » 28-X-00, mail : « ok let me start putting it together for completion. send me your address please. also it would be nice if perhaps you could send me one or two of the books you’ve previously published, just so i can get a sense of what they look like. if things look and gell well then i don’t see why we cant put my new book together in fine fashion. » 28-X-00, mail, object : ‘Books from Hachette and my pulsating cock in someones arse hole as I wait on you to finish !’ : « i am eagerly anticipating your translation. i have a brand new beautiful cover designed especially for this translation of yours. send anything to my address. » Sans date, fax : « Dear Harmony, No news from you since… a long time. Do you abandon the project of sending me a manuscript ? Have you finished your new book ? The translation of ‘A Crack-up’, still not appeared in France. I’m gonna send you a new and complete translation of ‘Tarantula’ by Bob Dylan. » 26-IV-01, mail : sorry about the manuscript delay. i guess no one told you that my house and all my belongings including art and writings were destroyed in the fire. i have also been getting my new film together. but I do want to do the book still. whats the hold up with ‘crackup at the race riots’ translation ? » Sans date, fax : « I hope you received Tarantula’s copy. Anyway, let’s try to have the book, against the fire, against the water, the snakes and the tigers. With God on our sides. Michel. » Le projet a finalement été abandonné. Aucune publication des œuvres d’Harmony Korine ne semble avoir abouti en France. Ensemble froissé.
Hugo foudroyant du regard les dictateurs.
Collage original avec 2 bandes de vinyle dirigées vers un convoi de l’Allemagne nazie. Réalisé sur un dépliant du Musée d’Hauteville House (Maison d’exil de Victor Hugo). Titré, daté mai 2007 et signé (31,5/21 cm). Bon état.
Lettres et documents envoyés à Michel Bulteau entre 1999 et 2002.
IX-99, carte postale manuscrite envoyée de New York : « I hope September works out. I’m working frantically, getting out the new C42 book and Sheelagh and I are going for a two weeks getaway road trip (to console us for losing France). I can’t wait to see the Mississipi from behind a steering wheel again. I wish you get emails. Where’s Theresa ? (Theresa Stern, pseudonyme utilisé par Richard Hell et Tom Verlaine en 1973 pour Wanna go out ?, un recueil de poésies). 9-VII-99, lettre tapuscrite signée (1 p.), abordant la traduction et la publication en France de ce livre en édition bilingue (titre français : On décolle ?, traduit par Michel Bulteau, Anna Polèrica Éditions, 1999) : « I hear you’ve agreed totranslate Theresa Stern’s ‘Wanna Go Out ?’ I’m happy to hear that. Incidentally, when Raymond Foye saw your POEMES among my books, he rhapsodized over your accomplishments, and an endorsement from Raymond is a meaningful thing… I also hear you asked about my novel so I’m sending it here. The French translation rights have been bought by Editions d’Olivier, though I don’t know yet who they have in mind to translate it. » (Voir L’Oeil du lézard, Éditions de l’Olivier, 1996.) 11-VIII-99 : « (…) Thanks for your note. It looks like ‘Wanna go out’ is definite. I do wish we could speech a few days (or even one !) talking about it, but I’ll try to organize the things I’d like to tell you about certain difficult lines. When are you planning to be working on the translation ? » 13-XI-99, après un passage à Paris : « (…) In fact Paris made me so happy it had an effect I’d never known before. The happiness was so strong and genuine that It even made me like New York more ! I’m not ridding or being ironic or sarcastic. I just felt so refreshed by my time in Paris that everything in life seems better for it. (…) I’m going to do a book by Ron Padgett in the CUZ series. It’s called ‘Poems I think I wrote.’ » I-00 : What the hell is with Anna Polèrica ? Do you think they have lost their minds ? I did get the ten more books but they will not communicate with me. I don’t understand it at all. I could help them get the book distributed in the U.S. but they refuse to reply to me. I miss Paris. It will be the big sadness of my life if I don’t live there. » 27-II-02, mail imprimé : « This file is the text of three poems I used in video ‘poemokes’ (poem karaokes). They’re compilations of images with a musical soundtrack (by me and my band The Dime Stars, which includes Thurston Moore and Steve Shelley of Sonic Youth) that have the words of these poems scrolling at the bottom of the screen as in a karaoke. If Michel has the time and the inclination to translate these, I’d like to screen these videos with Michel reading into a microphone his French translations. » 16-III-04, court mail imprimé : « My beautiful old friend Lizzie, who was more or less the model for Chrissa in ‘Go Now’- and a picture of whom lying in bed smoking a cigarette with her pants half off can be seen in ‘Hot and Cold’ - is dying of cancer. I’ll be staying at the Hotel I like, the Baudin, in Bastille. » 3-I-05, lettre tapuscrite (2 pp.) : « Here you have the galley proofs I just received from the publisher of my new novel, ‘Godlike’. I am fixing punctuation or changing a word or just making a pest of myself on about every other page of it still, but these proofs are a fair representation of the book. (…) I’m working pretty hard and that’s all I’m aware of. The political situation is horrendous of course and makes for a steady underlying anxiety, but it’s so bad that it’s at that point where resistance seems almost purposeless. We just wait it out. In the beginning I was marching and writing letters and contributing money to activist organizations, but not lately. » On joint un faire-part du mariage de Richard Hell avec Bevan, et une photo couleurs. Bon état.
Promenade de Chaville (Hauts-de-Seine) à Saint-Quentin-en-Yvelines et Port-Royal.
Paris, Young Dog Press, 1999. In-12 br., couverture imprimée, 26 pp. Édition originale illustrée par 3 gravures en couleurs de Jan Voss. Tirage à 50 ex. numérotés et signés.
Photographies, textes, dessins et correspondances (2 courtes nouvelles, études, projets traductions, lettres).
• Robin Hood, nouvelle inédite en anglais. 1 p. A4 dactylographiée. • Peacock’s Journey into Daphne, nouvelle inédite en anglais, 4 pp. A4 dactylographiées. • Statue of a Black King, dessin à l’encre avec commentaires manuscrits. • The family was living itself perfectly…, texte inédit en anglais, 3 ff. photocopiés. • Beatrix, portrait of a young prostitute, 5 ff. arrachés d’un carnet à spirales. • 5 lettres manuscrites à Michel Bulteau. • Leila’s Papers, 2 fragments manuscrits sur bristols pour ce film de Michel Bulteau réalisé en 1991. (Natasha Fuentes y interprète le rôle de Leila.) • 3 portraits-photo en studio, tirages Fujifilm Pictropaper couleurs 13/21 cm, photographe non identifié. • 2 photo-collages photocopiés. • The Touch of your lips upon my brow, fragment, 10 ff. photocopiés.
Fille de l’écrivain mexicain Carlos Fuentes, Natasha Fuentes est morte en 2005 à l’âge de 31 ans.
Smiling Cage, der Kopfe ist die Welt.
Portrait de John Cage souriant, série Hostages. Épreuve d’artiste imprimée en lithographie par Quensen GmBH en 1998. Signée, datée, justifiée et insérée dans une pochette de présentation rouge à rabat. Impression à 85 ex. avec timbre sec de l’éditeur (40/27 cm). Bon état.
« Le feu et les flammes traversent toute mon œuvre », disait Ruth Francken (Prague, 1924 – Paris, 2006), irréductible à tous les courants artistiques de son temps, restée célèbre pour sa chaise homme, directement moulée sur un modèle masculin (1970).
Köpfe.
Berlin, Jochen Luft, 1964. In-folio carré en feuilles (47/52 cm), chemise jaune toilée de l’éditeur (22 pp.) Préface de C. M. Joachimides et 8 lithographies en noir, toutes signées et justifiées à 60 ex. Emboîtage un peu décollé sinon bon état.
« Il était temps d’exhumer les Köpfe, oubliées dans un carton, en réserve depuis 1964 comme si à la lumière du jour elles devaient prendre feu, fait et cause pour leur propre anéantissement. D’où viennent-elles ? Des désastres qui ont précédé, coma collectif, électrochoc mondial, sans doute. » Raphaël Sorin, 1991. « Le feu et les flammes traversent toute mon œuvre », disait Ruth Francken (Prague, 1924 – Paris, 2006), irréductible à tous les courants artistiques de son temps, restée célèbre pour sa chaise homme, directement moulée sur un modèle masculin (1970).
Paris.
Gouache originale sur bristol crème dans les tons noirs et blancs. Datée 1963, titrée et signée au dos avec numéro d’inventaire (24,5/20 cm). Bon état.
« Le feu et les flammes traversent toute mon œuvre », disait Ruth Francken (Prague, 1924 – Paris, 2006), irréductible à tous les courants artistiques de son temps, restée célèbre pour sa chaise homme, directement moulée sur un modèle masculin (1970).
Paris.
Gouache originale sur bristol crème dans les tons jaunes et noirs. Datée 1963, titrée et signée au dos avec numéro d’inventaire (24,5/20 cm). Bon état.
« Le feu et les flammes traversent toute mon œuvre », disait Ruth Francken (Prague, 1924 – Paris, 2006), irréductible à tous les courants artistiques de son temps, restée célèbre pour sa chaise homme, directement moulée sur un modèle masculin (1970).
Paris.
Gouache originale sur bristol crème dans les tons bleus. Datée 1963, titrée et signée au dos avec numéro d’inventaire (24,5/20 cm). Bon état.
« Le feu et les flammes traversent toute mon œuvre », disait Ruth Francken (Prague, 1924 – Paris, 2006), irréductible à tous les courants artistiques de son temps, restée célèbre pour sa chaise homme, directement moulée sur un modèle masculin (1970).
Marathon.
Coureurs au départ du Tour de Longchamp (vers 1945). Tirage argentique d’époque (15/20 cm), logo Paris-Soir et commentaire intégrés dans un cartouche : « Peu après le départ, Gaillot, qui va gagner l’épreuve, a déjà pris la tête. » Bon état.
Entraînement. Étudiants américains au Relais interuniversitaire d’Alexandrie, Virginie (vers 1960).
Tirage argentique d’époque en noir et blanc (18,4/24 cm). Légende indiquée au verso. Bon état.
Le Point d’ironie.
Bremen, 1977–1982, puis 2012-2015, collection complète en 13 numéros (dont le 10, co-publié avec la revue Le Sphinx). Présentation sous diverses formes (chemise, enveloppe, sac en plastique, fascicule imprimé, boites en kraft ou en carton blanc). Multiples, photocopies, photographies, affiches, objets, dessins : contributions graphiques, écrites, postales sonores, musicales de Jacques Juin, Thierry Tillier, Gaston Criel, Vittore Baroni, Angela Riemann, Willy Buchholz, Jack Marlow, Lucien Suel, Theo Lesoula’ch, Colette Ruch, Robin Crozier, Bill Gaglione, Ben Vautier, Julien Blaine, Dick Higgins, Broutin, Joël Hubaut, puis Frédéric Acquaviva, Maria Faustino, Uwe Hässler, Virgile Novarina, Titi, Jean-Luc et Marie-Sol Parant, François Poyet, Véronique Serra, Gilbert Artman, Robert Wood, etc. Présenté à la XIIème Biennale de Paris en 1982, Le Point d’ironie fait partie des collections Small Press &. Communications (Weserburg), MACBA (Barcelona), Ruth & Marvin Sackner Archives for Concrete & Visual Poetry (Miami), Museu de Arte Contemporânea Serralves (Porto), Paul Getty Museum (Los Angeles), etc. Tirage à 100 ex. On joint différentes pièces additionnelles : maquettes originales d’éditions, photographies, tapuscrits signés, dont plusieurs poèmes de Gaston Criel, (Bon état général, une boîte un peu écrasée.)
Test d’élévateur sur piste d’aviation.
Tirage argentique d’époque en noir et blanc, tampon Centre Culturel Américain au dos (20,5/25,2 cm). Bon état.
Cantos nomadas.
Madrid, Saez, 1955. In-8 br., couverture noire imprimée en jaune, 70 pp. Préface d'Enrique Tierno Galvan. Édition originale, envoi autographe signé daté du 15 septembre 1956. Bon état.
Les Tristes, élégies.
Paris, typographie François Bernouard, 1923. In-8 br., couverture illustrée, 44 pp. Édition originale, un des 350 ex. numérotés sur vergé d'Arches. Bon état.
Maurice du Plessys (1864-1924) a été rattaché au courant poétique de l'École romane, fondée en 1891 par Jean Moréas et Charles Maurras.
La Tribu Bécaille, roman.
Paris, Gallimard, 1963. In-8 br., couverture imprimée, 325 pp. Édition originale sur papier d'édition, ex. du service de presse avec envoi autographe signé à Pierre Berger. Bon état.
Au bonheur des ogres.
Paris, Gallimard, 2003. In-8 br., couverture imprimée, 308 pp. Envoi autographe signé avec dessin sur le faux titre : "Votez Claire et Jacques. D. Pennac, le 28 septembre 2010". Bon état.
Les Points obscurs de la vie de Molière. Les années d'étude, les années de lutte et de vie nomade, les années de gloire - Mariage et ménage de Molière.
Paris, Isidore Liseux Éditeur, 1877. In-8 relié, demi-chagrin à nerfs et titre doré, couverture conservée, XI et 407 pp. Portrait de Molière gravé à l'eau-forte en frontispice. Ex. imprimé sur Hollande, bon état. (Vicaire, V, 373.)
Principes élémentaires de pharmacie, suivis chacun d'un exemple de leur application à une opération de pharmacie galénique ou chimique. Ouvrage destiné aux jeunes élèves commençant l'étude de cette profession.
Paris, Tilliard Frères, libraires de S. M. le Roi de Prusse, 1826. In-8 relié, demi-chagrin noir de l'époque, dos plat orné de nerfs, dentelles dorées et guirlandes à froid, tête et tranches jaspées, 292 pp. Envoi de l'auteur daté de 1826 sur le faux-titre, ex-libris manuscrit à l'encre daté de 1847 sur l'un des feuillets blancs. Bel exemplaire, bon état.
La Pratique en photographie avec le procédé au gélatino-bromure d'argent.
Paris, A la Librairie Illustrée (vers 1895). Fort in-8 relié, demi-chagrin rouge d'époque, dos à nerfs orné de caissons dorés à triples encadrements, 400 pp. Ouvrage honoré d'une souscription du Ministère de l'Instruction Publique, avec 200 illustrations, dont 13 phototypographies d'après des prototypes de l'auteur. Bon état.