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ENU (Henri-Jean).

(Journal intime). Paul.

Polaroïd, épreuve unique, double cliché artistique en surimpression couleurs. Paris, vers 1973 (10,8/8,5 cm).

Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu

ENU (Henri-Jean).

Colonne-journal, composition au crayon et au collage.

Composition mixte (encre et collage d’extraits de presse) sur Arches, signée et datée 1979 au crayon en bas à droite (50/65,5 cm).

Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu

ENU (Henri-Jean).

Colonne-journal, composition au crayon et au collage.

Composition mixte (encre et collage d’extraits de presse) sur Arches, signée et datée 1979 au crayon en bas à droite (50/65,5 cm).

Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu

ENU (Henri-Jean).

Colonne-journal, composition au crayon et au collage.

Composition mixte (encre et collage d’extraits de presse) sur Arches, signée et datée 1979 au crayon en bas à droite (50/65,5 cm).

Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu

ENU (Henri-Jean).

Colonne-journal, composition au crayon et au collage.

Composition mixte (encre et collage d’extraits de presse) sur Arches, signée et datée 1979 au crayon en bas à droite (50/65,5 cm).

Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu

KUIPERS (Tonny). NICO.

Kokelikot présente Nico, ex Velvet Underground. Fac de Nanterre, jeudi 25 janvier, amphi B214. Entrée 4 f, à 4 minutes d’Étoile par le R. E. R.

Affiche originale du concert imprimée en rose et noir sur papier blanc. Mention Tonny Kuipers Kokelikot design sur le côté (40/49,4 cm).

LABISSE (Félix).

L’Antigone.

Aquarelle sur vélin, signée à gauche, sous encadrement doré (27,5/38 cm). Projet d’illustration non retenu pour le programme de l’Antigone de Jean Anouilh (Théâtre de l’Atelier, 1944). Reprise pour l’ouvrage Histoire naturelle en 1948. Provenance : collection du Dr Pierre-Raoul Germain, maire de Mios, dispersée en 2009.

LABISSE (Félix).

Histoire naturelle.

Paris, Chavane, 1948. Grand in-8 relié, demi-chagrin bleu roi, fleurons dorés sur le dos, couverture et dos conservés (124 pp.). Édition originale illustrée, 1/190 Rives BFK.

LABISSE (Félix).

Le Sorcier des familles, almanach fatidique.

Paris, À L’Abeille qui butine, 1957. Grand in-8 relié, demi-maroquin à coins rouge vif, caissons et filets dorés sur le dos, couverture conservée (372 pp.). Édition originale illustrée par 13 eaux-fortes, dont 8 coloriées à la main. 1/475 alfama, contenant 2 eaux-fortes ajoutées.

SEGHERS (Pierre), LABISSE (Félix).

Jeune fille.

Édition originale, couverture en couleurs de Félix Labisse, 1/10 Chine de tête. Lettre autographe manuscrite jointe (s. d.) à propos de la peinture qui orna la couverture et de la brève passion qui en inspira les poèmes (2 pp.).

LABLAIS (Michel).

L.H.O.O.Q.

Composition à l’encre, au crayon et à l’aquarelle sur carton léger, signée et datée 2014 à droite (30/44 cm). Un hommage revisité à Man Ray et à Marcel Duchamp.

Formé à l’École des arts appliqués entre 1941 et 1944, cartographe en Indochine en 1945, Michel Lablais présenta sa première exposition personnelle à Paris en 1956. « Attiré par l’anatomie dès sa plus tendre enfance, Lablais déroute par la froideur analytique avec laquelle il décortique le monde vivant. Certains ont cru voir dans son œuvre une certaine cruauté. Rien cependant, dans ses propos, ne paraît valider cette lecture. La réponse est plutôt du côté du sommeil, qui nous révèle sans ménagement la face cachée des choses que nous croyons connaître. » (Luis Porquet).

LABLAIS (Michel).

L.H.O.O.Q.

Composition à l’encre, au crayon et à l’aquarelle sur carton léger, signée et datée 2014 à droite (30/44 cm). Un hommage revisité à Man Ray et à Marcel Duchamp.

Formé à l’École des arts appliqués entre 1941 et 1944, cartographe en Indochine en 1945, Michel Lablais présenta sa première exposition personnelle à Paris en 1956. « Attiré par l’anatomie dès sa plus tendre enfance, Lablais déroute par la froideur analytique avec laquelle il décortique le monde vivant. Certains ont cru voir dans son œuvre une certaine cruauté. Rien cependant, dans ses propos, ne paraît valider cette lecture. La réponse est plutôt du côté du sommeil, qui nous révèle sans ménagement la face cachée des choses que nous croyons connaître. » (Luis Porquet).

LAGARRIGUE (Jean).

Les Aventures de Miss Liberty, collection complète.

Paris, Éditions du Lion Jérôme, 1974. 3 fascicules agrafés illustrés, 32, 64 et 96 pp. (21/28 cm). Feuilleton complet. Entièrement dessiné par Jean Lagarrigue, illustrateur pour la presse (Graphis, Esquire) et pour l’édition phonographique.

LALONDE (Brice).

Quand vous voudrez… Dumont Lalonde, Les Amis de la terre, Paris Écologie.

Affiche originale imprimée en offset couleurs sur papier blanc, entoilée (60/84 cm).

Apologie utopique d’une ville radieuse et autogérée, mue par l’énergie des éoliennes, débarrassée de toute forme de pollution… Dessinée en 1976 par l’un des premiers représentants de l’écologie politique, initialement formé aux Beaux-arts avant d’entrer dans la carrière au début des années 60. Directeur de campagne de René Dumont en 1974, cofondateur du parti Génération écologie, Brice Lalonde se présenta à l’élection présidentielle de 1981 et fut nommé ministre de l’environnement par Édith Cresson en 1988.

LASCAULT (Gilbert), ALQUIN (Nicolas).

Coutumes des vents.

Montpellier, Fata Morgana, 1984. In-8 en feuilles, couverture imprimée à rabats (56 pp.). Édition originale illustrée par 5 « sculptins » originaux en relief, tous signés par Nicolas Alquin. Tirage de luxe à 90 ex. signés.

LEBÉE (Daniel).

Chet Baker.

Tirage baryté en noir et blanc, justifié 10/10 et signé, tampons au dos, 1994 (31/40 cm).

« Il émane de ce portrait de Chet Baker ce demi-sourire dont on ne sait pas s’il laisse s’échapper de la réflexion ou de la douleur, de l’ironie ou de l’inquiétude. » (Alain Desvergnes) Actif depuis 1972, photographe officiel du Gala de l’Union des Artistes entre 1971 et 1975, Daniel Lebée a séjourné dans les soirées des grands festivals de jazz, les rues de New York, de Los Angeles, la banlieue de Paris, les usines Renault de Boulogne-Billancourt…

LEBÉE (Daniel).

Jane Birkin, Gala de l'Union des artistes.

Tirage baryté en noir et blanc, justifié 10/10 et signé, tampons au dos (31/40 cm).

LECUIRE (Pierre), AGUAYO (Fermin).

Sonnets funèbres.

Paris, Pierre Lecuire, 1975. Petit in-4 en feuilles, couverture à rabats illustrée, emboitage de l’éditeur (38 pp.). Édition originale de ces 20 sonnets illustrés par 12 burins originaux du peintre castillan Fermin Aguayo. Tirage à 77 ex. numérotés et signés, celui-ci H. C.

LE GRAS (Pascal).

You sexy thing, Tom Tom Club Reprise, 12.09.02.

Acrylique sur toile titrée, datée, signée et dédicacée à Michel Bulteau au dos. Rivetée par l’artiste aux 4 coins (54,5/54,5 cm).

Le titre fut emprunté à une chanson du groupe Hot Chocolate, reprise en 1991 par Tom Tom Club. « Pascal Le Gras est un dieu. He will become a new Picasso in 21st century. » (Nam June Paik.) « He’s just like a sublime genius, all his work looks well ahead of its time. » (Mark E. Smith, The Fall.) Voir illustration de couverture.

LEIRIS (Michel).

Haut mal.

Paris, Gallimard, Métamorphoses. In-8 br., couverture rose imprimée en rouge et noir, 187 pp. Édition originale, ex. du service de presse, agréable envoi à Raymond Gallimard daté du 9 juillet 1943.

LEO (Wolf).

Nu féminin fragmenté.

Gravure sur bois imprimée en noir sur pelure de Japon, dédicacée dans la marge inférieure « für Pierre Ponant mit besten Grüssen vom Leo / 88. » (41,5/78 cm).

LEO (Wolf).

Explosion einer Errinerung in einer abgestorbenen dramatischen Struktur ? (Heiner Müller).

Composition cubiste imprimée en lithographie sur pelure de Japon. Légende inscrite au crayon au bas de la feuille (Explosion d’un souvenir dans une structure dramatique disparue ?) Dédicace au même (50/66 cm).

LEO (Wolf).

Der Radwechsel (Le Changement de roue).

Ich Sizte am Strassenhang. Der Fahrer wechselt das Rad. Ich bin nicht gern wo ich herkomme. Ich bin nicht gern wo ich hinfahre. Warum sehe ich den Radwechsel mitungeduld ? (Je suis assis au bord de la route. Le chauffeur change la roue. Je n'aime pas d'où je viens. Je n'aime pas où je vais. Pourquoi est-ce que je vois le changement de roue avec impatience ?) Lithographie originale imprimée en noir sur Arches, composée autour d’un célèbre poème de Bertolt Brecht, paru dans les Élégies de Buckow en 1953. Justifiée 30/20 en marge, dédicacée et signée au crayon (37,5/32 cm).

LORENZ (Karl).

Composition.

Gravure sur bois rehaussée à la gouache signée et datée 1927 (19,5/33,2 cm).

Membre de la Sécession de Hambourg en 1919, Karl Lorenz (Hambourg, 1888 – 1961) a fondé la maison d’édition Turmpresse en 1924 et a été déclaré dégénéré par le régime nazi en 1937.

LORENZ (Karl).

Composition.

Gravure sur bois rehaussée à la gouache, signée au tampon. Vers 1927 (19,6/30,4 cm).

Membre de la Sécession de Hambourg en 1919, Karl Lorenz (Hambourg, 1888 – 1961) a fondé la maison d’édition Turmpresse en 1924 et a été déclaré dégénéré par le régime nazi en 1937.

LORENZ (Karl).

Composition.

Gravure sur bois rehaussée à la gouache, signée au tampon. Vers 1927 (19,6/30,4 cm).

Membre de la Sécession de Hambourg en 1919, Karl Lorenz (Hambourg, 1888 – 1961) a fondé la maison d’édition Turmpresse en 1924 et a été déclaré dégénéré par le régime nazi en 1937.

LUCA (Gherasim).

La Fin du monde.

Paris, Jean Petithory, 1969. In-4 en feuilles, couverture imprimée à rabats (22 ff. n. ch.) Édition originale, un des XXXV ex. de luxe imprimés sur Rives, contenant une eau-forte originale de l’auteur et une pointe sèche de Micheline Catti.

LULU LARSEN (Philippe Renault, dit).

Dix révolutions dans le monde, La Révolution iranienne.

1988 Grande et importante acrylique sur toile signée au dos, 1988 (130/190 cm).

« Mouvement en mouvement. Concassé cubiste, déboité pop, splitté conceptuel ou persistance rétienne du futurisme. L’art a volé en éclat. L’art éclaté. Lulu et l’art éclaté. Activisme et créativité, speedés comme une Formule 1 dans l’anneau du Nürbringen, le processus accéléré, les images superposées, informations et détails par milliards. L’art atomisé dans un cyclotron. Lulu dans le cyclotron. (CharlÉlie Couture.) « Le Groupe Bazooka va fonctionner pendant six ans sous une forme proche de celle du commando, bien que leurs buts restent exclusivement artistiques. Ils procèdent par interventions graphiques. John Heartfield, les Futuristes et les Constructivistes servent de référence à la création de leurs publications éphémères, dont chaque page fonctionne comme une unité visuelle, cassant la notion de style, les règles de la bande dessinée et celles de la maquette de presse. En 1978, Libération produit leur journal ‘‘ Un regard moderne ‘’, journal d’artistes qui mélange textes et images. Le groupe se sépare au début des années 80 mais reste toujours complice sur des opérations éphémères : clips, génériques, émissions télévisuelles, expositions. À cette époque, Lulu Larsen ajoute à sa pratique permanente du dessin celle de la peinture. Pratiquée d’abord en performance dans l’esprit interventionniste de ses débuts, elle évolue vers la toile, qui est depuis son support de prédilection. Il expose en RDA, en Hongrie, en Yougoslavie. En 1989, il montre dans ces pays l’exposition ‘‘ Dix révolutions à travers le monde ‘’, où il évoque les grands mouvements révolutionnaires qui ont marqué le vingtième siècle. Ce travail ne revendique aucun engagement idéologique, il se situe dans le champ de l’émotion et d’un jeu mené en toute liberté à partir des contraintes de la thématique. » (Pierre Ponant.) « Il y a chez Lulu Larsen une obsession du fragment, un regard qui ne peut plus embrasser le monde entier, mais qui tente, malgré tout, d’en recoller les morceaux. Son œuvre, traversée de collages, de ruptures visuelles et d’accidents graphiques, fonctionne comme une anatomie incomplète : un corps du monde recomposé à partir de débris d’images, de pensées suspendues. Chaque élément semble provenir d’un organisme plus vaste, aujourd’hui disloqué. Ce qui se montre n’est pas la totalité, mais la tentative : celle d’un artiste qui, conscient de l’impossibilité de réparer la beauté, continue pourtant à en tracer la cartographie fragile. » (Christian Chapiron.) Né au Mans en 1954 (et mort en 2016 à l’Hôpital Bretonneau de Paris), cofondateur de Bazooka en 1974, Lulu Larsen a participé à la plupart des publications du groupe : Loukhoum breton, Bien dégagé sur les oreilles, Activité sexuelle : normale, Bulletin périodique, Un regard moderne. Ses œuvres ont été exposées à la Grande halle de la Villette (La Fée électrique), à Saint-Denis (Babylone Bobigny), au Műcsarnok de Budapest (Médias d’artistes), à la galerie Christian Desbois de Paris, à Hérouville Saint-Clair et au Musée Sainte-Croix des Sables-d’Olonne (Bazooka, Un regard moderne), à la Maison rouge/Fondation Antoine de Galbert (L’Esprit français, contre-cultures 1969-1989), à la Villa Médicis, au MAMCO et à la Cité de la musique (Europunk), Sur une proposition de Pascal Barbe et sur l’instigation de Pierre Ponant, l’expo Dix révolutions dans le monde a été montrée en 1989 à l’Institut français de Hongrie, au Centre culturel français de Belgrade et au FRAC de Fort-de-France. Une rétrospective a aussi été consacrée à l’artiste en 2025 à la galerie Art & art : Lulu Larsen, Le puzzle sans modèle."

MAGRITTE (René), DOLYS (Fred), DEMARET (R.).

L’Heure du tango. Paroles de Fred Dolys, musique de R. Demaret.

Éditions musicales de l’art belge (vers XX). Partition originale, 4 pp., couverture illustrée par Magritte, imprimée en lithographie couleurs et signée dans la planche (28/35 cm).

MAGRITTE (René), SERVAIS (Fernand),LANGLOIS (L. Th.).

Valse d’amour. Création Bisantz. Paroles de Fd Servais, musique de L. Th. Langlois.

Éditions musicales de l’art belge (vers XX). Partition originale, 4 pp., couverture illustrée par Magritte, imprimée en lithographie couleurs et signée dans la planche (28/35 cm).

MALAURIE (Jean).

Les Derniers rois de Thulé.

Paris, Terre humaine, 1955. In-8 br., couverture illustrée, 321 pp. Édition originale, 1er livre de la collection Terre Humaine. Envoi.

MALAVAL (Robert).

Transat Marine Campagne. CNAC, 3 oct – 1 nov. Expérience Malaval sonorisation.

Affiche originale imprimée sur couché en offset par SERG à Ivry en 1971 (45/67,4 cm).

MALLARMÉ (Stéphane), ROUAN (François).

« Épouser la notion. »

Paris, Les Bibliophiles de l’Union française, 1980. In-4 à l’italienne en feuilles, couverture illustrée, chemise-étui de l’éditeur (50 pp.). Édition illustrée par 24 lithographies originales de François Rouan (dont la couverture). Tirage à 88 ex. numérotés et signés sur Arches pur chiffon.

MANGALLANES (Alejandro).

Mexico, Comité 1968-1998 por las libertades democraticas. Le poing.

Affiche originale imprimée en sérigraphie en blanc sur couché noir (95/70 cm).

Commémoration des révoltes étudiantes d’octobre 1968 à Mexico, qui aboutirent au massacre de Tlatelolco (200 victimes), après trois mois de contestation, quelques jours avant l’ouverture des Jeux olympiques d’été au Mexique.

MANGALLANES (Alejandro).

Mexico, Comité 1968-1998 por las libertades democraticas. La clé.

Affiche originale imprimée en sérigraphie en blanc sur couché noir (95/70 cm).

Commémoration des révoltes étudiantes d’octobre 1968 à Mexico, qui aboutirent au massacre de Tlatelolco (200 victimes), après trois mois de contestation, quelques jours avant l’ouverture des Jeux olympiques d’été au Mexique.

MANGALLANES (Alejandro).

Mexico, Comité 1968-1998 por las libertades democraticas. Intolerencia.

Affiche originale imprimée en sérigraphie en blanc sur couché noir (95/70 cm).

Commémoration des révoltes étudiantes d’octobre 1968 à Mexico, qui aboutirent au massacre de Tlatelolco (200 victimes), après trois mois de contestation, quelques jours avant l’ouverture des Jeux olympiques d’été au Mexique.

MANGALLANES (Alejandro).

Mexico, Comité 1968-1998 por las libertades democraticas. Tolerencia !

Affiche originale imprimée en sérigraphie en blanc sur couché noir (95/70 cm).

Commémoration des révoltes étudiantes d’octobre 1968 à Mexico, qui aboutirent au massacre de Tlatelolco (200 victimes), après trois mois de contestation, quelques jours avant l’ouverture des Jeux olympiques d’été au Mexique.

MAN RAY, SQUATRITTI (Fausta).

Échiquier.

Milan, Éditions S. de Caracas, 1975. Leporello in-8 à l’italienne, couvertures crème ajourées en bordures, traversées d’un ruban à lacer portant le titre, imprimé en caractères verts (42 pp.). Édition originale de ces quelques mots de Man Ray, ornés par 10 sérigraphies originales aux couleurs pâles de Fausta Squatritti, toutes signées et justifiées au verso. Tirage unique à 75 ex. numérotés et signés par l’artiste.

MARGAT (André).

Nu féminin au cerf.

Laque originale sur une boite en bois, signée dans la composition. Fermoir central doré, intérieur en placage de bois peint (17/30/3,5 cm).

MARTIN (François), SEMPRUN (Jaime), dirs.

Encyclopédie des nuisances, collection complète.

Paris, les auteurs, novembre 1984 – avril 1992). 15 fascicules agrafés, couvertures illustrées imprimées sur papiers de couleur, 19, 43, 64, 88, 108, 136, 163, 184, 208, 244, 276, 308, 347, 36 (+XII) et 80 (+IV) pp.

MAYO (Antoine Malliarakis, dit).

Mains et Visage.

Gouache originale sur Canson à grains, signée en bas à droite (50,8/43 cm).

MAYO (Antoine Malliarakis, dit).

Mains.

Gouache originale sur Canson à grains, signée en bas à droite (56,3/43,4 cm).

MILSHTEIN (Zwy).

Composition.

Encre et à aquarelle sur Canson, signée en bas à droite (31,1/45,6 cm).

Triple portrait, un peu brouillé et maltraité comme un souvenir lointain, lui-même superposé à d’autres souvenirs. « En dessin comme en peinture, laisser s’exprimer la main, c’est la chose la plus raisonnable à faire. » (Zwy Milshtein.)

MILSHTEIN (Zwy).

L'Expédition.

Technique mixte sur carte lenticulaire, enrichie à l’encre sur l’encadrement, signée et datée 2010 (20/29 cm). Étiquette de l’exposition Retrospective en noir & blanc au dos (janvier 2010.).

Triple portrait, un peu brouillé et maltraité comme un souvenir lointain, lui-même superposé à d’autres souvenirs. « En dessin comme en peinture, laisser s’exprimer la main, c’est la chose la plus raisonnable à faire. » (Zwy Milshtein.)

MOLDER (Jorge).

Waiters.

. Tirage argentique d’époque, 1986. Tampon, références de la Galeria Comicos de Lisbonne au dos (26/26 cm).

Photographe de « l’inquiétante étrangeté », du sommeil, du rêve ou de l’ambiguïté, Jorge Molder est né en 1947 à Lisbonne. Ses œuvres ont été exposées en Europe et en Amérique (à l’Art Institute de Chicago et à l’Everson Museum of art in Syracusa de New York), à Paris (Maison européenne de la photographie), au Reina Sofia de Barcelone, au Museum of modern art de Rio de Janeiro, etc.

MUYBRIDGE (Eadweard).

Femme en mouvement, Animal Locomotion, planche n° 97.

Rare collotype reproduit en héliogravure provenant de l’ouvrage Animal Locomotion, an electro-photographic investigation of consecutive phases of animal movements (Philadelphia, University of Pennsylvania, 1887). Dimensions : 40/18,5 cm.

Né en 1830 dans la banlieue de Londres, Muybridge commença ses recherches sur la restitution du mouvement au début des années 1870. À l’aide de 24 chambres photographiques qu’il avait disposées sur une piste équestre pour répondre à un pari, il démontra qu’un cheval ne décolle pas ses quatre fers du sol en phase d’extension de galop, confirmant les théories d’Étienne-Jules Marey (jusque-là rejetées par l’ensemble des peintres et des scientifiques). Après avoir mis au point le « zoopraxiscope », il publia son ouvrage Animal Locomotion avec le concours de l’Université de Philadelphie, contenant plus de 4 200 photographies, prises entre 1872 et 1885 (réunies en 11 volumes). Ses recherches en firent aussi l’un des précurseurs du cinéma. Présenté sous encadrement musée.

MUZO (Jean-Philippe Masson, dit).

Le gorille.

Mine de plomb sur papier, signé en bas à droite, encadré (11/13,3 cm).

OMMER (Uwe).

Nu au miroir.

Photographie originale n./b., tirage argentique d’époque signé au marker, tiré au format contact sur Kodak Royal (8,2/10,2 cm).

PERRIN (Jean-Michel).

Soir.

Linogravure en trois couleurs sur papier Japon Arataé, justifiée 2/15 et signée au crayon en marge (22/31,4 cm). Parue dans le portfolio Linocopies publié par Fish&Chips en 2001.

PERRIN (Jean-Michel).

Un soir, un train.

Linogravure imprimée sur Japon Hosho (teint en jaune), justifiée 6/14 et signée au crayon en bas à droite (36,5/51,5 cm). Épreuve en deux couleurs reprenant une composition pour la couverture du roman de Johan Daisne, (L’Arbre vengeur, 2001).

PLACID (Jean-François Duval, dit).

Les Grandes heures du rock. Février 1970 : Les Unknown Messengers jouent sans les mains.

Strip original en couleurs paru en 1993 dans le numéros 88 du journal Maintenant. Compositions aux encres de couleur (écolines) sur Arches blanc, signée à l’intérieur de la case (16,5/50 cm).

PLACID (Jean-François Duval, dit).

Les Grandes heures du rock. Mai 1972 : Les Immediate Immatures commandent chacun une bière au St John’s Inn de Philadelphie.

Strip original en couleurs paru en 1993 dans le numéros 88 du journal Maintenant. Compositions aux encres de couleur (écolines) sur Arches blanc, signée à l’intérieur de la case (16,5/50 cm).

PLACID (Jean-François Duval, dit).

La Céberderie, lisière Sud-Est du bois Dambrai.

Gouache originale sur papier, signée en bas à droite, références au dos, 2024 (21/29,6 cm).

PLACID (Jean-François Duval, dit).

Chemin de la Guignière, Saint-Jean-de-la-Forêt.

Gouache originale sur papier, signée en bas à droite, références au dos, 2024 (21/29,6 cm).

PLACID (Jean-François Duval, dit).

Grande tête rectangulaire.

Acrylique sur toile signée en bas à droite, datée mars 2000 (61/50 cm).

« Dans le ‘’plus que réel’’ de Placid, il y a aussi le surcroît des sensations souterraines. » (Daniel Mallerin) Jean-François Duval, dit Placid, est né à Caen en 1961.

PORCHIA (Antonio), VIELLE (Christiane).

Voix.

1991 Paris, Éditions Artcodis, 1991. In-4 en feuilles, couverture imprimée à rabats, emboitage en toile de l’éditeur (40 pp.). Édition illustrée par 8 gravures originales de Christiane Vielle. Traduction française de Roger Caillois, (originellement publiée par les éditions G. L. M. en 1949), typographie de François Da Ros. Tirage à 71 ex. numérotés et signés sur Johannot.

RANCILLAC (Bernard).

Sans titre (Coupe du monde 1978).

Technique mixte (mine de plomb et collage) sur Arches, signée et datée 1980 en haut à gauche, encadrement d’origine en bois peint (74/53,5 cm).

Une composition à charge réalisée après la Coupe du monde de football de 1978 en Argentine, protestation contre le régime du général Rafael Jorge Videla, qui avait pris le pouvoir par un coup d’état militaire en mars 1976. Provenance : galerie Krief, puis collection privée. En 1964, Gérald Gassiot-Talabot, Hervé Télémaque et Bernard Rancillac organisent une exposition au Musée d’art moderne de la ville de Paris : Mythologies quotidiennes. Arroyo, Bertini, Klasen, Monory, Télémaque, Recalcati, Rancillac… : trente-quatre plasticiens présentent une lecture artistique et politique de leur époque, marquée par l’actualité : guerres d’Algérie et du Vietnam, crise des fusées à Cuba, etc. C’est l’émergence d’une école de peinture, réunie dans une association informelle : la Figuration narrative. Tous réfutent les hypothèses de l’art pour l’art, de l’abstraction lyrique et de la peinture gestuelle. « À la dérision statique du pop américain, ils opposent la précieuse mouvance de la vie. » (G. Gassiot-Talabot). Exposée à la lumière électrique et au feu des enchères de l’Hôtel Drouot après plusieurs années de sommeil, l’œuvre suscita quelques réactions sans conséquences à sa redécouverte : « C’est quelque chose en décomposé mais en football dans le médical. J’en ai vu un petit dans le black Friday. » (Un amateur) ; « En achetant cette œuvre pour en faire cadeau à mon fils, je me suis appuyé sur mes actifs en rente viagère et sur le détachement de l’inflation, tout en forçant mes consolidations en guichet city energy. » (Un collectionneur du 5ème arrondissement) ; « En tant que marchand, c’est une œuvre qui donne du sens à une vie. » (Un revendeur) « J’aime pas trop, surtout le cadre. » (Général Videla).

RANCILLAC (Bernard).

Sans titre (d’après une photo de Gunnar Lundh).

). Gouache originale sur Canson-Montgolfier contrecollée sur carton, signature et annotations de l’artiste au crayon en marge inférieure gauche, (50/65 cm).

Pour la couverture du numéro 6 de la revue Mathusalem, paru en décembre 1978.

RHEIMS (Bettina).

Morceaux choisis.

Göttingen, Steidl, 2002. In-12 cousu au fil rouge, couverture grise imprimée (40 pp.), inséré dans une boite en métal rouge avec titre imprimé en noir.

Photographies saphiques façon porno chic, reproductions en couleurs. Envoi au feutre doré.

ROUBIER (Jean).

Réverbère.

Photographie originale en noir et blanc, tirage argentique d’époque tamponné au dos, vers 1950 (17,5/21 cm).

SAGAHÓN (Leonel).

Welcome. El gobierno mexicano acosaa los extranjeros que nos visitan para apoyar la paz. (Le gouvernement mexicain harcèle les étrangers qui viennent nous rendre visite pour soutenir la paix.)

Affiche politique originale imprimée en sérigraphie sur couché blanc, logo Corriente eléctrica, Leonel Sagahon 98 aux coins inférieurs de l’épreuve (57/87 cm).

Éditeur et designer graphique mexicain, fondateur des publications Tintable en 2012, Leonel Sagahón a reçu le premier prix de la Biennale internationale d’affiche de son pays.

SCHNITZLER (Arthur).

Traumnovelle.

Berlin, S. Fischer Verlag, 1926. In-12 cartonnage en toile vert pâle de l’éditeur, titre imprimé sur le 1er plat, frontispice en noir et blanc, 156 pp.

Édition originale, la nouvelle qui inspira Eyes Wide Shut à Stanley Kubrick.

SCHÖFFER (Nicolas).

Entretiens avec Jean-Louis Ferrier.

Paris, Denoël, 1975. In-folio en feuilles, couverture rempliée imprimée, emboitage en satin bleu nuit, médaillon en sérigraphie imprimé sur alu contrecollé sur le 1er plat, 55 pp. Édition originale tirée à 125 ex. numérotés et signés, contenant 3 sérigraphies originales en couleurs, toutes signées, ainsi qu’un multiple en aluminium et plexiglas, également justifié et signé.

SIMOES (Jean-Manuel).

RER D (2023).

Photographie en couleurs, tirage argentique (Lambda) signé et justifié 1/9 en marge, tampon au dos, 2023 (26/40 cm).

Photographe de presse et d’édition (Le Monde, L’Express, Télérama, Le Journal du dimanche, etc.) né en 1964, Jean-Manuel Simoes documente l’univers de la ville : complexes commerciaux, architectures et dalles de banlieues, abris en béton, parkings, rames de métro, wagons de RER, bretelles de périphérique habitées, structures en sous-sols signalisées, mouvements de foules …

SIMOES (Jean-Manuel).

Composition.

Surimpression, tirage lith en noir sur papier baryté Agfa Gevaert, épreuve unique signée, 2023 (21/30 cm).

Photographe de presse et d’édition (Le Monde, L’Express, Télérama, Le Journal du dimanche, etc.) né en 1964, Jean-Manuel Simoes documente l’univers de la ville : complexes commerciaux, architectures et dalles de banlieues, abris en béton, parkings, rames de métro, wagons de RER, bretelles de périphérique habitées, structures en sous-sols signalisées, mouvements de foules …

SIMOES (Jean-Manuel).

Composition.

Surimpression, tirage lith en noir sur papier baryté Agfa Gevaert, épreuve unique signée, 2023 (21/30 cm).

Photographe de presse et d’édition (Le Monde, L’Express, Télérama, Le Journal du dimanche, etc.) né en 1964, Jean-Manuel Simoes documente l’univers de la ville : complexes commerciaux, architectures et dalles de banlieues, abris en béton, parkings, rames de métro, wagons de RER, bretelles de périphérique habitées, structures en sous-sols signalisées, mouvements de foules …

SIMOES (Jean-Manuel).

Composition.

Surimpression, tirage lith en noir sur papier baryté Agfa Gevaert, épreuve unique signée, 2023 (21/30 cm).

Photographe de presse et d’édition (Le Monde, L’Express, Télérama, Le Journal du dimanche, etc.) né en 1964, Jean-Manuel Simoes documente l’univers de la ville : complexes commerciaux, architectures et dalles de banlieues, abris en béton, parkings, rames de métro, wagons de RER, bretelles de périphérique habitées, structures en sous-sols signalisées, mouvements de foules …

SIMOES (Jean-Manuel).

Composition.

Surimpression, tirage lith en noir sur papier baryté Agfa Gevaert, épreuve unique signée, 2023 (21/30 cm).

Photographe de presse et d’édition (Le Monde, L’Express, Télérama, Le Journal du dimanche, etc.) né en 1964, Jean-Manuel Simoes documente l’univers de la ville : complexes commerciaux, architectures et dalles de banlieues, abris en béton, parkings, rames de métro, wagons de RER, bretelles de périphérique habitées, structures en sous-sols signalisées, mouvements de foules …

SIMOES (Jean-Manuel).

Composition.

Surimpression, tirage lith en noir sur papier baryté Agfa Gevaert, épreuve unique signée, 2023 (21/30 cm).

Photographe de presse et d’édition (Le Monde, L’Express, Télérama, Le Journal du dimanche, etc.) né en 1964, Jean-Manuel Simoes documente l’univers de la ville : complexes commerciaux, architectures et dalles de banlieues, abris en béton, parkings, rames de métro, wagons de RER, bretelles de périphérique habitées, structures en sous-sols signalisées, mouvements de foules …

SIMOES (Jean-Manuel).

Composition.

Surimpression, tirage lith en noir sur papier baryté Agfa Gevaert, épreuve unique signée, 2023 (21/30 cm).

Photographe de presse et d’édition (Le Monde, L’Express, Télérama, Le Journal du dimanche, etc.) né en 1964, Jean-Manuel Simoes documente l’univers de la ville : complexes commerciaux, architectures et dalles de banlieues, abris en béton, parkings, rames de métro, wagons de RER, bretelles de périphérique habitées, structures en sous-sols signalisées, mouvements de foules …

SIMOES (Jean-Manuel).

Composition.

Surimpression, tirage lith en noir sur papier baryté Agfa Gevaert, épreuve unique signée, 2023 (21/30 cm).

Photographe de presse et d’édition (Le Monde, L’Express, Télérama, Le Journal du dimanche, etc.) né en 1964, Jean-Manuel Simoes documente l’univers de la ville : complexes commerciaux, architectures et dalles de banlieues, abris en béton, parkings, rames de métro, wagons de RER, bretelles de périphérique habitées, structures en sous-sols signalisées, mouvements de foules …

SIMOES (Jean-Manuel).

Composition.

Surimpression, tirage lith en noir sur papier baryté Agfa Gevaert, épreuve unique signée, 2023 (21/30 cm).

Photographe de presse et d’édition (Le Monde, L’Express, Télérama, Le Journal du dimanche, etc.) né en 1964, Jean-Manuel Simoes documente l’univers de la ville : complexes commerciaux, architectures et dalles de banlieues, abris en béton, parkings, rames de métro, wagons de RER, bretelles de périphérique habitées, structures en sous-sols signalisées, mouvements de foules …

SIMOES (Jean-Manuel).

RER D (2023).

Photographie en couleurs, tirage argentique (Lambda) signé et justifié 1/9 en marge, tampon au dos, 2023 (26/40 cm).

Photographe de presse et d’édition (Le Monde, L’Express, Télérama, Le Journal du dimanche, etc.) né en 1964, Jean-Manuel Simoes documente l’univers de la ville : complexes commerciaux, architectures et dalles de banlieues, abris en béton, parkings, rames de métro, wagons de RER, bretelles de périphérique habitées, structures en sous-sols signalisées, mouvements de foules …

SIMOES (Jean-Manuel).

RER D (2023).

Photographie en couleurs, tirage argentique (Lambda) signé et justifié 1/9 en marge, tampon au dos, 2023 (26/40 cm).

Photographe de presse et d’édition (Le Monde, L’Express, Télérama, Le Journal du dimanche, etc.) né en 1964, Jean-Manuel Simoes documente l’univers de la ville : complexes commerciaux, architectures et dalles de banlieues, abris en béton, parkings, rames de métro, wagons de RER, bretelles de périphérique habitées, structures en sous-sols signalisées, mouvements de foules …

SIMOES (Jean-Manuel).

RER D (2023).

Photographie en couleurs, tirage argentique (Lambda) signé et justifié 1/9 en marge, tampon au dos, 2023 (26/40 cm).

Photographe de presse et d’édition (Le Monde, L’Express, Télérama, Le Journal du dimanche, etc.) né en 1964, Jean-Manuel Simoes documente l’univers de la ville : complexes commerciaux, architectures et dalles de banlieues, abris en béton, parkings, rames de métro, wagons de RER, bretelles de périphérique habitées, structures en sous-sols signalisées, mouvements de foules …

SIMOES (Jean-Manuel).

RER D (2023).

Photographie en couleurs, tirage argentique (Lambda) signé et justifié 1/9 en marge, tampon au dos, 2023 (26/40 cm).

Photographe de presse et d’édition (Le Monde, L’Express, Télérama, Le Journal du dimanche, etc.) né en 1964, Jean-Manuel Simoes documente l’univers de la ville : complexes commerciaux, architectures et dalles de banlieues, abris en béton, parkings, rames de métro, wagons de RER, bretelles de périphérique habitées, structures en sous-sols signalisées, mouvements de foules …

SLOCOMBE (Romain).

Sans titre.

Illustration pour l’édition ou pour la presse. Technique mixte (gouache et collage) sur papier blanc, signée en bas à gauche (32/41,6 cm).

Dans la ligne des compositions du groupe Bazooka pour le périodique Un regard moderne, vers 1982/85.

TARDI (Jacques).

Sans titre.

1981 Illustration pour la nouvelle Le Monstre de Borough de John Flanders, pseudonyme de Jean Ray (Casterman, L’Ami de poche, 1981). Rare encre de Chine sur papier blanc, signée en bas à droite et dédicacée en marge à un écrivain populaire, accordéoniste et harmoniciste (10,5/15,5 cm).

Un policeman tirant sur un homme de dos, en fuite sur le pavé de Londres. La plus belle illustration des 15 images hors texte du livre, toutes en noir et blanc.

TROST.

Visible et invisible.

Paris, Arcanes, 1953. In-8 br., couverture imprimée, 1953. Édition originale, 1/390 Marais (après 10 Hollande).

TROST.

Le Profil navigable, négation concrète de la peinture, illustré de 14 reproductions.

Bucarest, Les Éditions de l’Oubli, 1945. In-8 br., couverture imprimée (76 pp. + 14 pl.). Édition originale, 1/500 ex. numérotés sur vergé chamois.

TYSZBLAT (Michel).

Sans titre (rue).

Gouache sur Arches signée en bas à droite, vers 1985/90 (50/65 cm).

« Et maintenant où en sommes-nous ? Tyszblat continue à faire valser les images colorées sur fond de nuit ou d’aurore boréale, en incorrigible bi-sensuel polymorphe qu’il est. Pourquoi bi-sensuel ? Parce que toute sa vie artistique se partage entre l’œil et l’oreille. Pianiste de jazz de talent, comme le batteur Daniel Humair est peintre, et comme le regretté Jean Berthier était à la fois peintre et bassiste, Tyszblat n’a jamais renoncé à servir simultanément ses deux saintes patronnes, la peinture et la musique. L’orgue de féerie qui permettrait d’insérer une de ses toiles dans une machine à soufflets pour en ressortir sous forme de sons inédits n’a pas encore été inventé, pas plus que la machine à peindre les tableaux qu’il joue en promenant ses dix doigts sur les touches noires et blanches du clavier. » (Marc Albert-Levin.) Élève d’André Lhote et de Robert Lapoujade, présenté par la Galerie Daniel Templon au milieu des années 60, Michel Tyszblat (1936-2013) a inventé un univers à l’inspiration kaléidoscopique à partir d’une gamme chromatique déconstruite et syncopée, évoluant sans cesse entre figuration et abstraction.

UBAC (Raoul).

Irine (portrait d’Irène Hamoir).

1935 Rare photographie originale en noir et blanc, tirage argentique d’époque, vers 1935 (19/23,8 cm). Non signée.

Intense portrait à la broche sur le col.

UBAC (Raul).

Portrait de l’artiste enfant avec un jouet en bois.

Photographie de famille en noir et blanc, tirage sur papier dentelé (6,7/11 cm).

Adressée le 20 juin 1943 à Irine avec le mot suivant « Mouchon Ubach remercie madame Irine et bien chaleureusement de l’envoi de son beau livre. Et fait dire bien des choses d’Agnès et de Roelph. Montmartre en juin 1949. » Né Rudolf Gustav Maria Ernst Ulbach, Raoul Ubac signait Roelph pour ses amis.

UBAC (Raoul).

Quatre lettres autographes manuscrites à Scutenaire et Irine.

Le 7 mai 1946, 1 p., enveloppe jointe (17,5/21,2 cm). « Mardi, Chers amis, Je vous copie la carte que Roelph vous avait écrit : chers amis, Voici c’est fait. J’ai retenu une chambre (2 personnes) à l’Hôtel Jacob et D’Angleterre, 66 rue Jacob métro Saint Germain des Près Paris 6è pour dimanche soir. Nous ferons notre possible pour venir vous chercher à la gare afin de vous conduire au gîte. A bientôt, Roelph et Agnès. Et voici ce qu’Agnès vous demande. Comme nous avons presque mangé le beurre que nous avons apporté et, comme il est introuvable ici, voulez-vous bien nous apporter une livre. Je vous rembourserai en frs fr. N’ayez pas peur pour la douane. Ils ne disent rien pour le ravitaillement. Seulement bien emballer pour ne pas tacher vos vêtements. Merci d’avance. Je vous embrasse. XX. » Le 11 mars 1946, enveloppe jointe (14,6/10,3 cm). « Chère Irène, je viens de prendre des renseignements sur la gaine ‘Scandale’. Elle n’existe pas pour le moment, et pour un temps ? Il existe une gaine faite d’après le modèle ‘Scandale’, sauf un peu plus de tissus. Elle est très bien travaillée, très élastique. Prix : 3500 frs fr. Si vous la voulez, il faut en plus vite m’envoyer vos mesures taille et hanches car la vente de cette gaine est très limitée. Je vous apporterai les nylons ‘Rumeur’, rimmel, bonne femme, et vademecum dans la mesure du possible. Vous avez toujours l’intention de venir fin de ce mois ? Joins mes amitiés, au plaisir de vous revoir. Roelf et Agnès. » Le 19 avril 1952, carte-photo colorisée de la Basilique du Sacré-Cœur et des nouveaux funiculaires, inaugurés en 1935 (14/8,7 cm). « Un bonjour de Montmartre vous envoie le fils du juge. » Le 16 août 1972, 1 p., enveloppe jointe, postée un mois plus tard (21/13,4 cm). « Mon cher Scut, Nous avons été Agnès et moi très touchés par ton envoi – et c’est avec émotion que j’ai lu ton beau texte consacré à E. L. T. Mesens – non pas tant à cause de Mesens que j’ai à peine connu, mais parce que maintenant tu es le dernier témoin du groupe surréaliste de Belgique. A travers ce texte nous t’avons retrouvé, fidèle à toi-même, et fidèle à tes amis. Ainsi le temps passe. Nous vivons assez retirés et pour ma part j’en suis très heureux. (…) »

VIALLAT (Claude).

Composition.

Sérigraphie originale signée au crayon en bas à droite, imprimée en bleu clair sur carton gris recyclé. Tirage non spécifié, très léger pli au coin supérieur gauche. S’il ne signe pas ses œuvres uniques, l’artiste signe en revanche la plupart de ses multiples. Sans date, vers 1990/2000 (21/30 cm).

WAHORN (ANDRÁS).

Ures szoba volt (C’était une chambre vide), 1986.

Sérigraphie originale imprimée sur couché, signée au crayon en marge (84/59,5 cm).

Pianiste et saxophoniste, vidéaste et graphiste né en 1953 en Hongrie, András Wahorn a fondé en 1980 le groupe de musique Albert Einstein Bizottság.

WAHORN (ANDRÁS).

Fighting angel, 1986.

Sérigraphie originale imprimée sur couché, justifiée 6/35 et signée au crayon (86/60 cm). Texte calligraphié en marge en hongrois, sous forme de dédicace : « Pierrenek mert e löször è rezt em, hogy nemwagyo k idegen parizsban. » (Pierre, parce que c’est la première fois que je viens à Paris et que je ne suis pas un étranger ici.)

Pianiste et saxophoniste, vidéaste et graphiste né en 1953 en Hongrie, András Wahorn a fondé en 1980 le groupe de musique Albert Einstein Bizottság.

WIDMER (Jean).

Centre de création industrielle. Joe C. Colombo, Charles Eames, Fritz Eschler, Verner Panton, Roger Tallon. Pavillon de Marsan, Palais du Louvre. Paris, Centre de création industrielle, 1969.

Affiche originale imprimée en sérigraphie couleurs sur couché. Petit manque au coin inférieur gauche (48,3/64,8 cm).

WIDMER (Jean).

Paris construit. Présenté par lonel Schein, 10 juin – 30 août, Centre de création industrielle Halles de Baltard, Pavillon 10. Paris 1, rez-de-chaussée.

Paris, Centre de Création industrielle, 1970. Affiche originale imprimée en sérigraphie jaune et rouge sur papier couché blanc. Traces de scotch au coin supérieur gauche (48,5/64,5 cm).

WILHELM (Charles R.).

« Pull down your curtains lady, I’ve got to get some sleep tonight. » (Hotel rules).

Dessin original à la mine de plomb sur vélin, signé en bas à droite. Vers 1950 (26/35 cm).

WILLEM.

Assez rigolé ! Lithographies, linogravures et dessins. 15 mai – 14 juin 2003, galerie Item, Paris.

1552 Carton d’invitation imprimé sur Arches en sérigraphie couleurs (15,5/21,5 cm). On joint Regards sur la presse, Willem, brochure éditée par l’E. S. A. de Lorient (2001). Dédicacée avec un petit dessin original.

WOZNIAK (Jacek).

Cinéma.

Technique mixte sur Canson orange, monogrammée au crayon dans la composition (16,2/25 cm).

Certainement pour L’Évènement du jeudi, vers 1980. Formé aux Beaux-arts de Cracovie, Woźniak fonde le journal satyrique Wryj avant d’être arrêté pendant l’état de siège en 1981. Il poursuit sa carrière en France après avoir obtenu l’asile politique et dessine pour Libération, L’Évènement du jeudi, Le Point, Playboy, etc.

YUG.

Le joueur de flûte.

Dessin original, encre de Chine sur papier blanc filigrané, signé en bas à droite (25,8/18 cm).

Une relecture d’une veille légende allemande, née au 13ème siècle et adaptée par les frères Grimm : Le joueur de flûte de Hamelin.

(COLLECTIF), ENU (Henri-Jean), YÉPRÉMIAN (Gilles). Revue Parapluie.

Jim Morrison, Pamela Courson, le journaliste musical Hervé Müller et Henri-Jean Enu.

Deux photographies en noir et blanc, Paris, place Tristan Bernard, mai 1971. Parues dans les n°4 et 8 de Parapluie. Jim Morrison venait d’annoncer la séparation des Doors. Photo Gilles Yéprémian (9,4/12 cm chaque).

(RÉSISTANCE). PAUL (Marcel).

Discours, articles, manuscrits, épreuves corrigées.

LES ENFANTS D'ORADOUR ; L’Enfant de Buchenwald, épreuves manuscrites et tapuscrites corrigées à la main. Texte rédigé par Marcel Paul pour un discours de commémoration du massacre d’Oradour-sur-Glane (par le régiment Der Führer de la division Das Reich). En tout 132 feuillets A4 remplis au recto, divisés en 4 liasses complètes, dont une entièrement manuscrite. Les minutes du drame (le plus grand massacre de civils commis en France par les armées allemandes, perpétré aux dépens de 643 victimes), suivi d’un second récit, celui du sauvetage d’un enfant polonais à Buchenwald, d’abord caché dans une valise perforée, puis dans le magasin d’habillement du camp, protégé par deux prisonniers, torturés plusieurs fois sans passer aux aveux. Extraits : « Oradour-sur-Glane, c’est le crime cerné. L’œuvre de la bestialité si près de nous qu’elle reste d’une acuité bouleversante. (…) Je sais bien, il y a eu des dizaines de milliers de morts à Dachau, à Ravensbrück, à Mauthausen, à Bergen Belsen, des millions de morts dans les chambres à gaz d’Auschwitz et de Majdanek. A Birkenau, les SS prétendaient à l’humanisme en présentant la chambre à gaz comme une salle de douches. Ils poussaient parfois l’hypocrisie jusqu’à remettre une serviette et une savonnette à l’entrée de la chambre à gaz, qu’ils récupéraient dans les tas de cadavres et servaient pour les fournées suivantes. (…) A Oradour, ceux qui n’étaient que blessés ont vu les monstres revenir, s’avancer sur eux, tirer à la mitraillette pour les achever. Ceux qui avaient encore survécu les ont vu apporter la paille, les fagots, les allumer, tout ceci pour des mamans avec leurs enfants dans les bras, pour des fillettes, des garçonnets, pour des bébés. (…) » LA RÉSISTANCE À BUCHENWALD, épreuves manuscrites et tapuscrites corrigées à la main. Texte complet, 166 ff. A4 remplis au recto, divisés en 7 liasses, dont une entièrement manuscrite. Le récit de l’insurrection du camp de Buchenwald le 11 avril 1945, racontée par Marcel Paul, qui en fut l’un des principaux meneurs. Organisation clandestine, fabrication et cache d’une radio de fortune, transmission d’informations par le bouche à oreille, vêtements subtilisés dans les magasins, vivres volés, soins prodigués aux souffrants, sabotage des armes d’infanterie, introduction et cache des fusils, grenades, poignards, manœuvres et préparatifs pour l’insurrection…Quelques extraits : « La magnifique expression ‘l’armée des ombres’ a, je crois, pleinement défini les conditions du combat qui était celui de la Résistance organisée, conduite par les hommes et les femmes des groupes d’action, des maquis, des réseaux, des imprimeurs et des diffuseurs de publications clandestines. Le cadre dantesque du règne de la brute pesait sur l’homme le mieux équilibré. La terreur pouvait, à la longue, lui faire perdre une partie de son sens humain. (…) A Buchenwald, les enquêtes avaient succédé aux enquêtes mais l’action de sabotage était si diluée, si généralisée qu’elle restait insaisissable. (…) Dans les derniers jours, le commandement SS avait tenté l’évacuation du camp. Des colonies de déportés étaient parties sur les routes, escortées par les SS et leurs abominables chiens policiers, dressés à attaquer tout homme en tenue rayée de prisonnier. Les pertes humaines par la faim, par les coups, furent effroyables. Chaque homme qui trébuchait sur la route était abattu, suivant la fameuse méthode nazie de la balle dans la nuque. » (…) Et plus loin, à propos de la libération du camp : « Sans doute, dans la psychologie des brutes, les morts étaient resuscités de leurs cendres. Ces déportés qu’ils assaillaient de leur haine, de leur mépris, de leur bave, autant que de leurs coups, étaient devenus des diables invincibles. A la panique, succédait la débandade. (…) Deux heures plus tard, tout était fini, le camp était libre. Des centaines de SS capturés étaient nos prisonniers, les autres étaient en fuite. » A TREBLINKA, COMME DANS LES AUTRES CAMPS DE LA MORT, LE TUEUR ÉTAIT SS. Texte préparatoire d’un discours rédigé pour une table ronde, organisée par l’U.J.R.E. (Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide), pour répondre à la controverse entrainée en 1966 par la publication du livre de Jean-François Steiner Treblinka (Fayard, 1966). L’ouvrage, présenté comme une œuvre romanesque et écrit par un fils de déporté, avait été préfacé par Simone de Beauvoir et salué à sa sortie par François Mauriac, Philippe Labro, Françoise Giroud et Pierre Vidal-Naquet (qui était revenu plus tard sur ses positions). Plusieurs voix s’étaient élevées (dont celles de Léon Poliakov, Claude Lanzmann, Emmanuel Levinas et Romain Gary) pour dénoncer l’une des thèses du livre, selon laquelle les Juifs, par leur docilité à se faire massacrer, s’étaient rendus complices de leur propre génocide. Dans son discours, conclu par une adresse à Jean-François Steiner, Marcel Paul insiste sur la seule culpabilité des bourreaux nazis dans les atrocités qui avaient été commises à Treblinka, où (selon le mémorial Yad Vashem) plus de 800 000 Juifs ont été assassinés entre 1942 et 1944. Tapuscrit complet, 12 ff. A4 ronéotés remplis au recto et corrigés à la main, précédés de 4 lettres dactylographiées et signées, échangées en mai 1966 entre l’auteur et les organisateurs de la rencontre. Extraits : « Il est difficile, même pour ceux qui ont vécu la tragédie, pour ceux qui sont passés par les mains des tortionnaires hitlériens, de traduire la réalité des camps de la mort avec des mots. Je ne désirais pas, pour ma part, m’essayer à le faire mais il y a un devoir, au nom des morts de Treblinka comme des autres camps, de ne pas tolérer la tentative de réhabilitation des S.S., de réhabilitation du nazisme, car c’est de cela qu’il s’agit en définitive. Il est révoltant de de voir qu’il est affirmé que les victimes auraient non seulement consenti à leur martyrologue, mais qu’elles auraient même été complices de leurs tortionnaires. Les hitlériens eux-mêmes n’avaient jamais osé aller jusque là. Eux tentaient de nier le crime, mais ils ne recherchaient pas de complicité. (…) Voici ce dont ceux des camps auraient été complices : les menaces, les tortures, l’entassement et l’étouffement dans les wagons à bestiaux sous la menace des chiens et des mitraillettes, la mort pour qui tente l’évasion, le lever à quatre heures chaque matin après quelques heures de prétendu repos, à dix dans des étages de boxes de 50 ou 60 cm, corps enchevêtrés, tête-bêche et pieds entremêlés (…) Tapuscrit complet, 12 ff. A4 dactylographiés remplis au recto. Une protestation écrite au nom de la mémoire des Résistants et des victimes du régime nazi, contre l’armement de l’Allemagne, contre la prescription des crimes de guerre allemands, contre les pensions versées par le gouvernement aux criminels reconnus comme tels, « menant des vies confortables, camouflées ou honorées ». Le texte appelle à l’extradition des anciens responsables nazis, à la dissolution de leurs organisations, reconstituées en Allemagne de l’Ouest, et au front « contre les activités fascistes, y compris reconstituées par les groupes de tueurs de l’O.A.S. » APPEL AU REFUS D'ACCORDER À L'ALLEMAGNE LE DROIT À DISPOSER DE L'ARME ATOMIQUE. Extrait : « Deux noms traduisent mieux que des phrases, le langage de la terrible tragédie. Celui d’Auschwitz où 4 500 000 êtres humains, femmes enfants, vieillards, ont été asphyxiés dans les chambres à gaz. Celui de Majdanek, où 4 200 000 êtres humains ont été exterminés dans les mêmes conditions. Si la Résistance et les armées Alliées n’avaient pas triomphé, les pays asservis seraient devenus eux-mêmes des camps de travail pour le grand Reich, c’est-à-dire des camps de la mort par le travail à l’image de Mauthausen, Dachau, du Struthof, de Sachsenhausen, Neuengamme, Buchenwald, de Ravensbrück. (…) Or, le danger persiste ! Depuis 2 ans, l’état-major de la Bundeswehr et le gouvernement de Bonn s’acharnent à obtenir le droit de disposer de l’armement atomique, sous la forme multilatérale ou multinationale pour commencer. Les Résistants, quelles que soient leurs opinions, leurs croyances, doivent déclarer un NON définitif à cette horrifiante prétention et obtenir du pouvoir qu’il s’y oppose résolument. » On joint : Marcel Paul, vie d’un « pitau », par Pierre Durand. Paris, Temps actuels, coll. La Vérité vraie, 1983."

Pupille de l’Assistance publique engagé à 17 ans dans les forces marines (où il fut nommé quartier-maître électricien), Marcel Paul (Paris, 1900 – Ile-St-Denis, 1982) adhéra au parti communiste en 1924, occupant différents postes d’ouvrier de l’industrie électrique, et commença une carrière de militant syndical. Membre de la CGTU, il se fit élire secrétaire de la Fédération des Services Publics et de l’Éclairage en 1932. Candidat malgré lui aux élections municipales de 1935, il fut élu dans une circonscription du XIVème arrondissement de Paris sur l’impulsion de Maurice Thorez, puis reprit ses responsabilités au sein de la CGT Éclairage. Mobilisé dans la marine en 1939, il fut affecté sur le Richelieu, puis à Sedan à la pose et au désamorçage des mines. Arrêté, il s’évada à deux reprises. On lui confia des responsabilités en Bretagne, puis à Paris, où il organisa un attentat (manqué) contre un train officiel allemand. Il fut arrêté dans un café du boulevard de Grenelle le 13 novembre 1941, vraisemblablement dénoncé par Albert Clément, rédacteur en chef du Cri du peuple (qui fut abattu par la Résistance en mars 1942). Après une tentative de suicide au gaz, il fut incarcéré à la Santé et condamné à six mois de prison (où il participa à la fabrication d’un journal clandestin : Le Patriote enchaîné). Transféré à Fontevrault, il prit part à l’organisation de la Résistance dans la centrale et tenta une nouvelle évasion. Livré aux Allemands en 1944, il fut conduit à Compiègne, Auschwitz, puis à Buchenwald. Il y poursuivit ses actions militantes et clandestines et fut l’un des principaux acteurs de l’insurrection qui libéra le camp. Après un court repos, il reprit ses fonctions à la direction de la Fédération de l’Éclairage et fut élu membre du Comité central du PCF (sans entrer au Bureau politique). Ministre de la Production industrielle dans le gouvernement De Gaulle, il obtint la nationalisation de l’électricité et du gaz pendant son mandat, puis reprit ses activités syndicales. Nommé président d’honneur de la CGT, il consacra la fin de sa vie à la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes (F.N.D.I.R.P.) et au Comité international des rescapés de Buchenwald-Dora, qu’il présida jusqu’à son décès en 1982. (Voir René Gaudy, Marcel Paul, in Le Maitron).

ANFUSO (Nella).

“ Cet art ne souffre pas médiocrité. ”

2000 Prato, Fondazione Centro Studi Rinascimiento Musicale, 2000. In-8 br., couverture illustrée à rabats, 64 pp. Édition originale, traduction de Xavier Lacavalerie, envoi au même. Joint : lettre manuscrite et carte postale, toutes deux adressées à Xavier Lacavalerie, ainsi que deux autres publications du même éditeur : - Il Rinascimento del arte nobile del cantare; - Violon baroque, qu’est-ce à dire ?

Nella Anfuso (1942-2020) s’est singularisée en investissant de manière militante le répertoire vocal italien, de la Renaissance jusqu’au bel canto du XIXe siècle. Élève de l’École traditionnelle de chant de Cotogni à Rome, diplômée en musicologie, elle fut l’une des fondatrices du Centro Studio Rinascimiento Musicale de Prato. Ses prises de positions radicales contre la pseudo-esthétique moderne du chant dit “baroque” l‘éloignèrent progressivement du circuit et de la vie musicale européenne. Après avoir été encensée par la critique à ses débuts (“ la Callas de la musique ancienne ” !), elle fut progressivement ignorée, jusqu’à sa mort, survenue en 2020 dans l’indifférence générale.

BERLIOZ (Hector).

Correspondance inédite (1819-1869).

1879 Paris, Calmann-Lévy, 1879. In-8 relié, bradel pleine toile bordeaux, dos orné de filets dorés, pièce de titre, date en queue, couvertures et dos conservés, 362 pp. (reliure de l’époque). Édition originale, lettres adressées à Robert Schumann, Franz Liszt, Mikhaïl Glinka, Ignace Pleyel et bien d’autres. Notice de Daniel Bernard. Exemplaire ayant appartenu à Edmond de Goncourt avec son paraphe et la mention manuscrite “ édition originale ”, inscrite à l’encre rouge sur la page de garde.

COLLECTIF, BERLIOZ (Hector).

Le Livre d’or du centenaire de Berlioz.

Paris, Georges Petit & Allier frères, 1903. In-4, plein chagrin rouge vif, dos orné, tête or, filet d’encadrement perlé sur le 1er plat, roulettes intérieures, couverture et dos conservés, étui bordé, 228 pp. + 11 planches (Evelyne Fortin).

Édition collective des discours prononcés à propos du compositeur, articles de presse (en France et à l’international), programmes de concerts et témoignages recueillis à l’occasion de la célébration, le 15 août 1903 à Grenoble, du centenaire de sa naissance. Illustrations et documents, 2 lithographies originales de Fantin-Latour et Guiget, caricatures de Berlioz par Joseph Mollard et Horace Vernet. Textes et discours d’Adolphe Jullien, Édouard Colonne, Henry Gauthier-Villars, Camille Saint-Saëns, Édouard Schuré, Jean Tiersot et Felix Weingartner. L’ouvrage contient aussi le catalogue de l’exposition organisée par M. Mankof au Musée musical de Francfort et la généalogie de la famille paternelle du compositeur.

BERLIOZ (Hector), JULLIEN (Adolphe).

Hector Berlioz, sa vie et ses œuvres.

1886 Paris, Librairie d’Art, 1886. In-4 br., couverture illustrée, 390 pp. Édition originale contenant de nombreux documents, dont 14 lithographies originales de Fantin-Latour, des portraits du compositeur par Émile Signol (1804-1892), Amédée Charpentier (né en 1822), Charles Baugniet (1814-1886), Adam-Salomon (1818-1881), Etienne Carjat (1828-1906), etc. Fac-similés de lettres et partitions, dessins, gravures, caricatures, autographes, reproductions des premières photographies de l’époque.

BLAINVILLE (M. de).

Histoire générale critique et philosophique de la musique dédiée a madame la duchesse de Villeroy.

1760 Paris, chez Pissot, librairie quai Conti, 1760. In-4 relié, plein veau fauve, dos à nerfs et caissons décorés, pièce de titre bordeaux, 190 pp. Édition originale (pâles mouillures).